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Le prestige de l’uniforme

Le 21 mars 2019, par Claire Papon et Anne Foster
Le prestige de l’uniforme
Théodore Géricault (1791-1824), Étude pour la revue de Louis XVIII au champ de Mars, profil de Napoléon dans le fond en surimpression (recto, voir détail page de gauche), Étude de carabiniers, hussards, chevau-légers… (verso), lavis brun sur traits de crayon noir, 21,2 28 cm.
Estimation : 30 000/40 000 

Ce dessin inédit fait partie d’un album démantelé dont trois feuilles, de mêmes dimensions, recto-verso et numérotées, sont connues à ce jour. Cet album a été dessiné pendant la première Restauration. Attiré par l’armée, les uniformes et les chevaux, Théodore Géricault s’engage le 1er juillet 1814 dans la compagnie des mousquetaires gris de la Garde royale, où il portait une tenue superbe : habit écarlate à parements or, soubreveste bleu-roi, culotte en peau blanche, casque argenté avec plumet et crinière. En mars 1815, après le retour de l’île d’Elbe, il escorte le roi lors de sa fuite vers Gand. Alfred de Vigny, lieutenant dans la compagnie des Gendarmes du roi, raconte qu’ils étaient suivis par les lanciers de Napoléon. À Béthune, la Garde royale est renvoyée sur ordre de ce dernier. Géricault prend alors le chemin du retour, déguisé en charretier, et se réfugie chez un oncle durant les Cent-Jours. Il va ensuite s’installer 23, rue des Martyrs, non loin de son ami Horace Vernet. Les peintures militaires de notre artiste sont nombreuses. Le recto de ce dessin est une première pensée pour La Revue de Louis XVIII au Champ-de-Mars qui a lieu le 19 septembre 1814, dans la plus grande confusion semble-t-il. On retrouve ici l’effet de masse du groupe de cavaliers et cette impression de fougueux désordre. Le verso montre la diversité des uniformes d’une armée royale composée d’éléments de l’Empire tout juste ralliés au roi, et donc vêtus de tenues napoléoniennes. Tout s’explique…
 

 
 
Agenda
Si les estampes se comptent ici sur les doigts d'une main, c'est une somme à hauteur de 25 000/30 000 € qui devrait accueillir une série complète de 24 planches (comprenant également dédicace, frontispice et titre) des Idées pittoresques sur la fuite en Égypte de Giovanni Domenico Tiepolo. Tous les genres ou presque sont proposés dans cette vacation essentiellement réservée au dessin, les estimations allant de 300 à 30 000/40 000 € pour des feuilles des écoles françaises et étrangères du XVIe siècle au début du XXe. De Victor Jean Nicolle, on a retenu une Vue du Temple de la Fortune Virile au forum (4 000/6 000 €), d'Elisabeth Vigée Le Brun, deux vues de Suisse au pastel (chacune, 6 000/8 000 €), de Roberto Gigli, une séduisante Vue du Tibre avec le château Saint-Ange à l'aquarelle (1 200/1 500 €). Dans un tout autre genre, comptez 30 000/40 000 € d'un lavis brun recto-verso de Théodore Géricault à sujet militaire, 4 000/5 000 € d'une aquarelle gouachée de Carle Vernet, Mamelucks dressant un cheval
jeudi 28 mars 2019 - 14:00 - Live
Salle 13 - Hôtel Drouot - 75009
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