Collection de sabres japonais

Le 11 mai 2021, par Claire Papon

Unique en son genre, une collection de sabres japonais rappelle combien ils furent des armes autant que des œuvres d’art.

Japon, époque Muromachi (1333-1573). Koto katana, lame en acier signée Toshinaga, fourreau en laque nashiji à décor en hiramaki-e de laque d’or d’oiseaux en vol, l. 60,5 cm (lame).
Estimation : 8 000/10 000 

Symbole de pouvoir, d’esprit martial et d’honneur, le katana – sabre à un seul tranchant, du côté convexe de la lame, et porté dans la ceinture de ce côté sur le dessus – représente l’âme du samouraï, le guerrier japonais. Une petite centaine de pièces compose cet ensemble collecté en ventes publiques en France dans les années 1930-1940 par un certain monsieur X., et conservé par sa famille. D’époque Muromachi (1333-1573) pour les plus anciens, Meiji (1868-1912) pour les plus récents, ces sabres sont présentés complets de leurs ornements et accessoires. Preuve de leur importance au pays du Soleil-Levant, certains sont signés. Telles des œuvres d’art… Si la longueur des katanas n’était pas définie, la lame, en acier et possédant plusieurs parties, était généralement forgée sur commande par des maîtres forgerons qui étaient également des prêtres du shinto, utilisés selon des procédés tenus secrets et uniquement transmis de père en fils. Certaines lames portaient également des inscriptions ou des dessins gravés. Quand le katana n’était pas utilisé, il était démonté, la lame placée avec le tranchant vers le haut, sur un râtelier spécial ou dans une boîte en laque incrustée de nacre. Six sabres de cette collection (dont celui reproduit) proviennent de la collection Georges Petrovich Bakhmeteff (1847-1928), ambassadeur de Russie au Japon, puis à Washington, de 1911 à 1917. Réfugié à Paris suite à la Révolution russe, il y passe les dix dernières années de sa vie. Nos sabres devraient être disputés entre 2 000 et 12 000 €.

Agenda
Kaiken, taito, koto tanto, koto wakizashi, koto katana… une petite centaine de sabres japonais constituent la première partie de cette collection très pointue, réunie dans les années 1930-1940 par Monsieur X. Les plus anciens sont de l'époque Muromachi (1333-1573), les plus récents de l'ère Meiji (1868-1912), mais tous témoignent du raffinement extrême qui était apporté à ces indispensables accessoires du guerrier nippon. Les estimations vont de 2 000 à 12 000 €.
mardi 18 mai 2021 - 15:00 - Live
Salle 7 - Hôtel Drouot - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
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