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Oudry, Buffet et Estève

Le 08 décembre 2021, par Sophie Reyssat

De la peinture animalière au paysage, et jusqu’à l’abstraction, chacun est un artiste de son temps.

Oudry, Buffet et Estève
Bernard Buffet (1928-1999), Le Train de vagues à la pointe des Poulains, huile sur toile, 1991, 81,5 116 cm.
Estimation : 90 000/120 000 
Adjugé : 119 600 €

Anciens, modernes et contemporains, vingt-trois tableaux et deux sculptures se partagent l’affiche. Dans la première catégorie, un spécialiste des sujets animaliers, nommé peintre ordinaire de la vénerie royale, Jean-Baptiste Oudry. Point de bêtes exotiques de la Ménagerie de Versailles, ni de chiens de chasse, dont les noms sont restés dans les mémoires, mais des oiseaux plus modestes, néanmoins tout aussi finement observés : Poule de Houdan et ses petits et Canards colvert et harle bièvre se font face dans une paire de toiles exécutées en 1728 (81 125 cm chacune, 100 000/120 000 €). Remarqué pour le réalisme et la sensibilité de ses représentations, Oudry a été choisi pour illustrer l’Histoire naturelle pour le jardin botanique de Sa Majesté, à laquelle il a travaillé de 1738 à 1753. Bernard Buffet utilise quant à lui son pinceau d’une manière presque expressionniste pour représenter les vagues écumantes prenant furieusement d’assaut la pointe des Poulains, représentée dans cette toile de 1991. Depuis son enfance, le peintre a toujours gardé la côte bretonne dans son cœur. En 1964, il achète d’ailleurs La Vallée, une belle demeure du village de Saint-Cast, où il travaille jusqu’en 1970. Ancrés dans sa mémoire, les paysages de la côte continueront à nourrir son travail jusqu’à sa dernière œuvre, peinte en 1999, Tempête en Bretagne. Adieu la figuration, place à Maurice Estève. Pour titrer son tableau de 1981, l’artiste va jusqu’à inventer un mot capable d’entrer en résonnance avec lui : Hirantelle. Il se laisse alors guider par les couleurs et les formes pour peindre directement sur la toile. Les premières sont éclatantes, les secondes juxtaposent des bandes aux lignes souples pour créer de lumineux contrastes (73 92 cm, 100 000/150 000 €).
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Agenda

Le lundi 13, deux tableaux anciens, dix-sept sujets impressionnistes et modernes, et quatre œuvres contemporaines se partageront les cimaises. La nature sera minutieusement représentée par les artistes du XVIIIe siècle, Ludovico Stern peignant un bouquet de fleurs (autour de 55 000 €) et Jean-Baptiste Oudry immortalisant une poule de Houdan, des canards colvert et une harle bièvre dans une paire de toiles (110 000 € environ). Sous les yeux des élégantes de Jean-Gabriel Domergue, les paysages seront interprétés de manières diamétralement opposées par Paul-Désiré Trouillebert, Raoul Dufy et Bernard Buffet. Peint par ce dernier en 1991, Le Train de vagues à la pointe des Poulains devrait arriver à bon port moyennant 90 000 à 120 000 €. Si certains chercheront les réminiscences de villes dans une Composition réalisée par Geer Van Velde en 1961 (autour de 50 000 €), d’autres se laisseront emporter par la symphonie de couleurs de Maurice Estève, peignant Hirantelle en 1981 (100 000/150 000 €). Deux sculptures se joindront au programme, signées Tony Craigg et Stefan Balkenhol.

tableaux impressionnistes et modernes
lundi 13 décembre 2021 - 14:30 (CET) - Live
Hôtel des ventes, 164 bis, avenue Charles-de-Gaulle - 92200 Neuilly-sur-Seine
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