Le rêve de pureté d'un diamant sans défaut

Le 22 avril 2021, par Anne Foster

Avec 14 carats sans le moindre défaut, cette pierre exceptionnelle saura fasciner les amateurs. 

Bague en platine ornée d’un diamant taillé en navette, poids du diamant, 14,49 ct.
Estimation : 200 000/220 000  

Le Covid-19 nous a privés pour l’instant d’une exposition au Muséum d’histoire naturelle, dans la Galerie de l’évolution. Intitulée «Pierres précieuses», elle met en scène, en partenariat avec Van Cleef & Arpels, la belle symbiose entre science et art. Espérons qu’elle pourra ouvrir prochainement et qu’elle sera prolongée au-delà du 14 juin, date prévue pour sa clôture. Dans cette vacation, après avoir admiré un collier jonc semi-rigide en or composé d’une chute de trèfles, chacun serti d’un diamant taillé en brillant, réalisé justement par le célèbre joaillier et attendu autour de 20 000 €, on remarquera une très belle gemme, la reine des pierres précieuses : un diamant de couleur D, de pureté SI1. Vincent Forges, expert, note : «Ce diamant est chimiquement pur, sans impuretés d’azote détectables en spectrométrie infrarouge, appelé type IIa. Ce type de pierre est très rare dans la nature et ne représente que 1 % des diamants extraits dans les mines du monde.» Formée dans les profondeurs de la terre, cette pierre est composée essentiellement d’atomes de carbone, quelques éléments comme l’azote et le bore pouvant remplacer un atome de carbone. Les diamants de types II sont divisés en deux catégories : IIa et IIb. Ceux de type IIa ne contiennent pas de quantité mesurable d’azote ou de bore. Ce sont des diamants dits «purs». La perfection de la taille leur donnera alors tout l’éclat qui fait la renommée de cette gemme extraordinaire.

Panorama (avant-vente)

Culte d’Arsinoé II

Le 22 avril 2021, par Anne Foster

Arsinoé II (vers 316-vers 270 av. J.-C.) se maria trois fois. Elle épouse d’abord Lysimaque, puis s’unit à son demi-frère Ptolémée Kéraunos et enfin à son frère Ptolémée II. Ce dernier établit le culte de sa sœur et lui dédie des temples à Alexandrie et Memphis. Les monnaies la montrent de profil, la bouche à la lèvre inférieure plus charnue ; les yeux sont grands ouverts, suivant une convention des effigies monétaires lagides. Cet octodrachme en or, pesant 27,90 g, frappé à Alexandrie sous Ptolémée VI Philométor (180-145 av. J.-C.) ou Ptolémée VIII Évergète (145-116 av. J.-C.), témoigne de la vivacité de son culte. Estimée 8 000/12 000 € par M. Parsy, expert, elle est présentée par Christophe Joron-Derem, à 11 h, le jeudi 29, à Drouot, en salle 15.

Agenda
Trois chapitres rythment cette session. Le premier, à 11 h, concerne la numismatique avec par exemple un octodrachme à l'effigie d'Arsinoé II (voir page ??) ou encore un écu à la cravate, 2e type (écu au jabot), frappé en 1683 à Paris et estimé 6 000/8 000 €. La vente se poursuit avec des bijoux dont une bague ornée d'un diamant « pur » (voir page ??) et un bracelet souple en platine, articulé de six motifs géométriques appliqués de diamants de taille ancienne, vers 1930, attendu autour de 10 000/12 000 €. Un bel ensemble de cachets prend la suite, dont l'un double en argent gravé d'une minerve, la prise en ivoire sculptée en forme de géant aux poignets de force en argent, XIXe siècle, prisé 200250 €.
 
jeudi 29 avril 2021 - 11:00 - Live
Salle 15 - Hôtel Drouot - 9, rue Drouot - 75009
Christophe Joron Derem
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