Julien Marinetti : Bob recherche banquise désespérément

Le 14 octobre 2020, par Caroline Legrand

Le travail de Julien Marinetti est illustré à merveille par ce truculent pingouin, à la frontière entre peinture et sculpture.

Julien Marinetti (né en 1967), Bob, 2016, bronze, acrylique, laque, signé, h. 45 cm.
Estimation : 25 000/30 000 

C’est en avril 2015, dans les jardins de l’hôtel de la Mamounia à Marrakech, à l’occasion d’une exposition lui étant consacrée, que Julien Marinetti a porté Bob le bien nommé sur les fonts baptismaux. Avec ses lignes stylisées et son décor peint de visages cubistes à la Pablo Picasso, ce pingouin s’inscrit dans l’œuvre « syncrétique » de son auteur, qui joue de la synergie entre les sculptures en bronze réalisées de manière traditionnelle et les couleurs vives inspirée du mouvement pop art. Un moyen, selon lui, de « réinventer l’art ». S’il est passé par la Grande Chaumière, c’est surtout sa rencontre avec le peintre Jean Dewasne qui l’a influencé. Dans la lignée d’un Jeff Koons, l’artiste français a créé tout un univers de charmants animaux gambadant avec humour dans les intérieurs des amateurs du monde entier. Que ce soit à New York, Londres ou Singapour, tout le monde est fan de ses petits compagnons, et en premier lieu du désormais incontournable Doggy John, un bouledogue né en 2004 et baptisé en hommage à John Galliano, qui se transforma en 2007 au Grand Palais, atteignant deux mètres et pesant 600 kg, en Doggy John – Obama. Depuis le facétieux molosse, chaque membre du bestiaire de Marinetti est choisi bien souvent pour une association d’idées, comme l’ours et l’univers de l’enfance ou le pingouin et le réchauffement climatique ; leurs prénoms courts et imagés ont pour but d’interpeller le spectateur. Ainsi Bob est-il le dernier né du jeune artiste parisien qui passa son enfance dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, juste au-dessous de l’atelier de Paul Belmondo et d’Edmond Heuzé… Un clin d’œil des augures !

Agenda
Un charmant petit pingouin prénommé Bob en bronze peint à l'acrylique et laque, par l'artiste français contemporain Julien Marinetti, s'immisera au cœur de cette vente au programme complet et éclectique. 25 000/30 000 € seront demandés pour son acquisition. D'une époque et d'une spécialité l'autre, on passera au XIXe siècle dans l'univers de l'archetier de Mirecourt Dominique Peccatte (1810-1874). On envisagera pas moins de 40 000/45 000 € pour emporter son archet de violon en bois de pernambouc, sans mèche ni garniture et monté en argent. Plusieurs autres instruments de musique seront proposés, comme une flûte traversière en argent d'Auguste Bonneville à Paris vers 1914 (3 200/3 500 € ), mais aussi des meubles, tableaux et objets d'art plus classiques tel un cabinet hollandais à système XVIIe, remanié au XIXe et à piétement postérieur, en bois noirci et marqueterie d'écaille de tortue, à envisager à 4 500/5 000 €.  
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