Un saphir par Van Cleef & Arpels

Le 15 avril 2021, par Claire Papon

Les saphirs de Birmanie sont très prisés des grands joailliers. Preuve en est avec ce collier monté dans les années 1950-1960 par la maison Van Cleef & Arpels.

Van Cleef & Arpels. Collier articulé en platine, les maillons alternés de 38 petits saphirs ronds, supportant un motif serti de diamants de taille ancienne retenant un saphir de forme coussin (14,77 ct) dans un entourage de diamants, l. 23 cm, poids 33,8 g.
Estimation : 100 000/150 000 

Le caillou bleu de ce collier peut se vanter de son poids bien sûr mais aussi de sa teinte profonde, de son éclat et de son absence de traitement chimique. Appelé «pierre de jour», le saphir, gemme naturelle de la famille des corindons, a en effet souvent besoin d’être chauffé, afin d’éclaircir une pierre trop foncée ou de foncer une pierre trop claire, pour atténuer les inclusions ou encore mettre en valeur une seule couleur. Le nôtre n’a eu besoin d’aucun artifice, et il a été complété de diamants par la maison née en 1906 du mariage d’Estelle Arpels et Alfred Van Cleef. En hébreu, «sappir» signifie «la plus belle chose». Le plus célèbre des bijoux ornés d’un saphir est sûrement le talisman de Charlemagne, un pendentif en or de la forme d’une ampoule de pèlerinage, serti de pierres précieuses et de perles. Originaire de Ceylan, la gemme de plus de 190 ct demeurera le plus gros saphir connu jusqu’au XVIIe siècle. Moins célèbre et de taille plus modeste, notre bijou devrait toutefois être l’objet d’une bataille d’enchères à six chiffres. À ses côtés, un bracelet ruban articulé de style art déco, à motif géométrique ajouré, pavé de diamants brillantés et roses et de quatre cabochons de corail, est attendu à hauteur de 15 000/20 000 €. Un autre, composé de six plaquettes, en or de quatre tons, est orné en bas relief de motifs allégoriques sur le thème des arts ponctués de perles. Exécuté vers 1870-1880, il est signé du marchand de bronzes et bijoutier nancéien Alfred Daubrée (1817-1885), installé rue Montmartre, à Paris. Des objets de charme, des miniatures et de l’orfèvrerie se succèdent en seconde partie de séance, dont une amusante suite de douze couteaux à melon, les lames en vermeil, les manches en cuivre décorés en relief de végétaux, animaux, dragons et démons, travail japonais vers 1900 (200/300 €).

Agenda
Les plus nombreux (170 numéros) – et ceux qui devraient recueillir les meilleurs résultats – sont les bijoux, XIXe et XXe. La plupart sont estimés entre quelques centaines d'euros et 8 000/10 000 €, mais 100 000/150 000 € sont avancés d'un collier de chez Van Cleef & Arpels serti de diamants et d'un saphir de Birmanie. Des montres – de col et bracelet – ainsi que des boîtes, étuis, flacons à senteur et autres nécessaires complètent les parures, ainsi qu'un petit ensemble de boucles de souliers en strass et argent de la fin du XVIIIe (300 à 500 €). Une vitrine revient à des miniatures XIXe (150 à 600 €), les dernières à de l'orfèvrerie et de l'argenterie (est. 50 à 1 500 €).
vendredi 23 avril 2021 - 02:00 - Live
Salle 3 - Hôtel Drouot - 9, rue Drouot - 75009
Coutau-Bégarie
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