Bonald, un grand nom du Sud-Ouest

Le 22 juillet 2020, par Caroline Legrand

Provenant de la collection du vicomte de Bonald, cette toile nous met en présence de l’un des membres de cette influente famille du Rouergue.

Sébastien Bourdon (1616-1671), Portrait présumé d’Étienne de Bonald (1574-1657), toile ovale, peut-être anciennement au rectangle, 105 86 cm.
Estimation : 8 000/12 000 

Les premières traces des  Bonald remontent à la fin du XVe siècle. La dynastie se poursuit avec Jean de Bonald, gouverneur du comté de Rodez et président des enquêtes au parlement de Toulouse en 1543, puis avec Étienne (1574-1657). Ce dernier, dont cette œuvre de Sébastien Bourdon est le portrait présumé, est juge-bailli de Millau et Roquefort, mais aussi conseiller au parlement de Toulouse. Tout comme le peintre, Bonald est calviniste ; il compte également parmi les personnalités incontournables de cette région du Sud-Ouest où Bourdon, né à Montpellier, œuvre beaucoup au début de sa carrière. Célèbre très jeune, ce dernier est rapidement très prisé par une clientèle qui lui permet de subvenir à ses besoins dès le début des années 1630. Si son style évoluera beaucoup durant sa riche carrière, notamment sous l’influence de Poussin, il fait déjà preuve dans ce portrait d’une grande maîtrise des couleurs et dans le rendu des tissus. Ce tableau, resté jusqu’à aujourd’hui dans la descendance, est notamment passé entre les mains du célèbre Louis, vicomte de Bonald (1754-1840), personnalité la plus illustre de cette famille, qui s’est distingué par ses écrits sur la politique, la religion mais aussi sur la sociologie. Proche de Chateaubriand, il a régulièrement livré des articles à la presse de l’époque. La Restauration l’a vu devenir député, de 1815 à 1822, puis pair de France.

Agenda
Le premier de ces – nombreux – rendez-vous cannois de l'été vous proposera des lots de prestige, à l'image d'un exceptionnel assortiment de treize bouteilles de l'année 1989 du domaine de la Romanée-Conti (40 000/45 000 €), d'un vase en terre de faïence blanche à décor de chouette, créé en 1951 par Pablo Picasso et édité par l'atelier Madoura en 300 exemplaires (8 000/12 000 €), ou encore du Portrait présumé d'Étienne de Bonald de Sébastien Bourdon (même estimation). Les estimations se feront plus accessibles le jeudi 30 juillet avec une console de style Louis XV en bois doré et sculpté, de la fin du XIXe siècle (1 500/2 000 €), et une toile d'Angèle Abrate, joliment intitulée Réveil au glacier des Bois (Sallanches), à 800/1 200 €. Le lendemain sera procédé à la dispersion de l'atelier du peintre lyonnais Henri-André Martin (1918-2004), cela en 175 lots et selon des estimations comprises entre 30 et 800 €. Les 24 et 25 août verront ensuite la vente d'une sélection de lingerie, suite à la liquidation judiciaire d'Harmonie et JKC, et la dispersion des stocks d'Eve et Wolford. Mode, arts de la table et bijoux occuperont le sommaire des trois dernières vacations. 
mercredi 29 juillet 2020 - 13:00 - Live
Cannes - 31, boulevard d'Alsace - 06400
Pichon & Noudel-Deniau (Azur Enchères)
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