Une broche attribuée à Bréant et Coulbeaux

Le 01 avril 2021, par Claire Papon

L’utilisation de l’émail plique- à-jour est le procédé le plus prisé des bijoutiers art nouveau comme Bréant et Coulbeaux, à qui est attribuée cette broche.

Attribué à Bréant ?-1921) et Coulbeaux (1853- ?), broche en or jaune à décor feuillagé en émail plique-à-jour, ligne de 98 diamants taillés en rose, et six perles baroques à nuances roses, à décor de feuille de lierre amovible, époque art nouveau, 6,56 5,72 cm, poids 13 g.
Estimation : 12 000/15 000 

Capricieuses les formes de la nature ? Voilà qui arrange bien les créateurs, qui la mettent à contribution, en ces années 1900. C’est le lierre qui prête ses ondulations et ses feuilles toujours vertes à Henri Bréant et Alfred Coulbeaux. Cette jolie plante grimpante qui pousse en embrassant le tronc des arbres – devenant symbole de fidélité et d’affection éternelles – côtoie des perles, baroques forcément, et une ligne presque sage de diamants. Nos deux artistes s’associent en 1884. En 1885, le duo décroche la médaille d’or
à l’Exposition universelle d’Anvers et quatre ans plus tard ils sont présents à celle de Paris. Comme indiqué sur leurs écrins, ils sont les fournisseurs de l’ambassade d’Autriche-Hongrie. On leur doit aussi le piétement en bronze d’un vase d’Émile Gallé à l’Exposition universelle de Paris en 1900, et une contribution au surtout de table réalisé pour la venue des souverains russes en France en 1896, auquel collaborent également d’autres grands orfèvres joailliers, parmi lesquels Vever Frères, Le Turcq ou Després. Les informations sont rares à leur propos durant la première décennie du nouveau 
siècle, la presse mentionnant toutefois dans ses annonces légales une déclaration de faillite par un jugement du 19 mars 1908 suivie d’une liquidation. Le lierre est associé à Bacchus parce qu’il a la propriété, en décoction, d’atténuer les séquelles de l’ivresse. Sauf peut-être celle des enchères…

Agenda
Passé un lever de rideau revenant aux montres – de poche et bracelets – (200 à 10 000 €), on se penchera sur les vitrines de bijoux, modernes pour la plupart et dont le plus disputé pourrait être une bague en or gris, ornée d'un saphir ovale du Cachemire (5,79 ct) en serti clos ceint d'une ligne de diamants de taille brillant, dont 70 000/80 000 € sont avancés. Alentours, c'est entre 200 et 5 000 € que sont prévus les coups de marteau. Pas de règle toutefois sans exceptions… Celles-ci concernent un bracelet ligne des années 1970, au poinçon du joaillier Bosman à Paris, composé de 28 diamants de taille brillant rythmé par trois émeraudes de taille émeraude (20 000/25 000 €), une broche art nouveau à décor de lierre en émail plique-à-jour, rehaussé de perles baroques et diamants (12 000/15 000 €), une bague de chez Van Cleef & Arpels (commande spéciale) évoquant un art de triomphe orné de diamants de différentes tailles (15 000/25 000 €), une autre, ornée d'un diamant de taille émeraude (4,06 ct), de couleur fancy rose clair épaulé de deux bandeaux agrémentés de diamants baguette (20 000/22 000 €). Une trentaine de lots de monnaies en or, royales ou XIXe, françaises pour la plupart, ferment la marche (est. 200 à 2 000 €).
jeudi 08 avril 2021 - 01:30 - Live
Salle 11 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Maison R&C, Commissaires-Priseurs Associés
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