Henri Le Sidaner, un peintre à Venise

Le 07 septembre 2021, par Caroline Legrand

La cité des Doges est une source inépuisable d’inspiration pour les peintres. Henri Le Sidaner s’y rendit à plusieurs reprises, et en rapporta des toiles vaporeuses et poétiques.

Henri Le Sidaner (1862-1939), Venise, le pont des Soupirs, vers 1912, huile sur panneau signée, 32 26 cm.
Estimation : 15 000/18 000 

En 1897, Henri Le Sidaner réalise sa première exposition personnelle à la galerie Mancini. Sa peinture symboliste à la touche fragmentée évoque alors l’art d’un Lévy-Dhurmer ou d’un Henri Martin, avec lequel il participa à la fondation du mouvement intimiste. Sa situation financière lui permet désormais de voyager. Entre 1900 et sa mort, en 1939, il visitera de nombreux pays d’Europe, dont l’Italie, et en particulier Venise. Un choix tout naturel pour le peintre né à l’île Maurice, d’un père capitaine au long cours, aimant tout particulièrement restituer les effets changeants de l’eau, ses nuances colorées. Ses œuvres vénitiennes fascinèrent les plus grands, en tête desquels Claude Monet : « Le Sidaner rend admirablement l’heure nocturne, où la lueur d’un bec de gaz révèle les formes graciles des gondoles se balançant dans l’eau ». En 1914, il fut particulièrement honoré lors de la Biennale de Venise, avec une large exposition de son travail. Peinte par Monet et Whistler notamment, la cité des Doges inspirait Le Sidaner par son atmosphère toute particulière, sa poésie, permettant de laisser libre cours à sa manière mêlant réalisme et idéalisation, portée par la volonté de sublimer la nature et le quotidien. À sa mort, ce fut d’ailleurs une peinture de Venise qui fut retrouvée sur son chevalet, dans son atelier de Versailles.

Agenda
Une importante sculpture en bronze à patine vert antique de Michel Audiard (né en 1951), La Diane, haute de plus de deux mètres et dont les flèchent visent 20 000/30 000 €, rivalisera en tête des estimations avec une huile sur panneau d'Henri Le Sidaner, Venise, le pont des Soupirs, peinte vers 1912 (15 000/18 000 €. Voir Gazette n° 31, page 68). Dans un tout autre style, on remarque le Portrait d'un homme en costume ottoman peint par Balthasar Charles Larpenteur, une œuvre annoncée à 4 000/6 000 €. Bijoux et accessoires de mode compléteront ce sommaire avec notamment une bague en or jaune ornée d'un diamant central de forme ronde et taille brillant (2,11 ct, couleur G et pureté SI1), dans un entourage de douze diamants plus petits (7 000/10 000 €), et un sac « Birkin » d'Hermès en cuir de veau Togo gold, façonné en 2011 (4 000/6 000 €).
samedi 18 septembre 2021 - 14:00 - Live
Hôtel des Ventes Giraudeau - 246-248, rue Giraudeau - Hôtel des Ventes Giraudeau 246-248, rue Giraudeau - 37000
Hôtel des ventes Giraudeau
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