Icônes de l’automobile

Le 20 mai 2020, par Sophie Reyssat

Entre une collection de Packard et un “supercar” de Lamborghini, les raretés sont sur la ligne du départ.

1917, Packard Twin-Six V12, carrosserie runabout, numéro de série 125235, série 2-25, 2e série
Estimation : 150 000/200 000 €

Elles seront sept comme celle-ci, à porter le nom d’un mythe automobile : Packard. Un collectionneur passionné les a réunies. A contrario des œuvres qu’il compressait pour son ami César, il a traité ses véhicules avec la plus grande douceur, les faisant intégralement et qualitativement restaurer, et les entreposant dans un garage climatisé. Si l’aventure Packard a débuté en 1899, le plus ancien modèle présenté sera cette Twin-Six de 1917, dont les douze cylindres en V sont hérités de l’expérience acquise dans l’aéronautique par le constructeur. En 1916, année de lancement du modèle, fabriquer de tels moteurs en série constituait une première mondiale. Les autres Packard sont des huit cylindres, dont la gamme a été déclinée avec succès dans les années 1920 et 1930. Deux 733 Standard Eight en versions roadster et coupé, une 633 en carrosserie « Phaeton », et deux 745 deluxe représentées par une berline à habillage « Sedan » et un coupé, toutes sorties des chaînes de fabrication en 1929 ou 1930, attendent ainsi de prendre la route entre 35 000 et 120 000 €. Mais le modèle le plus convoité sera sans doute une 840 Custom Eight, dont la particularité est d’avoir été habillée par un carrossier. Seuls 243 châssis ont eu cette chance en 1931. Raymond Henri Dietrich a ainsi transformé le véhicule en élégant « Convertible Victoria » (200 000/250 000 €). À l’opposé de ces Packard, une Lamborghini Miura P400 S ravira les amateurs d’authenticité, car elle est l’une des rares à ne jamais avoir été entièrement restaurée. Entre les mains du même propriétaire depuis près de quarante ans, elle a notamment conservé son moteur de 1969 placé en position centrale arrière, dissimulé sous une sculpturale carrosserie imaginée par Marcello Gandini, pour Bertone. Révolutionnaire par sa puissance de 370 chevaux, comme par son esthétique, cette sportive de route a été produite à 764 exemplaires.
 

1969, Lamborghini Miura P400 S, chassis 4332, numéro de production 435, numéro Bertone 535, moteur 30443Estimation : 700 000/1 000 000 €
1969, Lamborghini Miura P400 S, chassis 4332, numéro de production 435, numéro Bertone 535, moteur 30443
Estimation : 700 000/1 000 000 €
Agenda

Les belles mécaniques seront sur la ligne en commençant par les motos, dont une rare BMW R69 de 1957 en bel état d’origine proposée autour de 12 500 €, pour patienter jusqu’au clou de la vente, une Lamborghini Miura P400 S de 1969, qui pourrait atteindre la barre du million d’euros. Avant elle, une belle collection de sept Packard sera l’autre attraction de l’après-midi : produites entre 1917 et 1931, elles attendent les collectionneurs dans une fourchette de 35 000 à 250 000 €. Autre mythe automobile, une Porsche 911 SWB remontant à 1965 rendra la route pour peu de débourser quelque 100 000 €. Changement de style avec la catégorie des « youngtimers », représentée par une Renault 5 turbo 2 de 1982 (55 000/65 000 €).

mercredi 27 mai 2020 - 14:45 - Live
Fontainebleau - 9-11, rue Royale - 77300
Osenat
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