Lumière sur Vega

Le 05 mars 2020, par Claire Papon

Ce coupé Facel Vega est l’un des temps forts de la collection de Francis Staub, riche de vingt automobiles, et l’une des neuf de la marque de luxe française.

Facel Vega III, coupé quatre places, 1964.
Estimation : 40 000/60 000 

Livrée neuve à un concessionnaire de Neuilly-sur-Seine le 30 décembre 1963, mise en circulation quelques semaines plus tard, notre belle cylindrée connaît divers propriétaires, dont un qui la gardera de 1971 à 2011. L’industriel Francis Staub s’en porte acquéreur en juillet 2013. Elle est l’une des dignes, et dernières, représentantes de la marque française fondée en 1954 par Jean Daninos – frère de l’écrivain Pierre Daninos. Le nom Vega fait référence à l’étoile la plus brillante de la constellation de la Lyre, celui de Facel étant l’acronyme de «Forges et Ateliers de Constructions d’Eure-et-Loir». Mais l’étoile sera filante puisque les usines ferment leurs portes le 31 octobre 1964 après avoir produit un peu plus de 3 000 automobiles en dix ans. Huit autres modèles de la marque s’élanceront dans cette vente, dont une Excellence de 1961 (100 000/150 000 €), l’un des 91 construits de la FV 3B de 1958 (90 000/160 000 €) et un cabriolet Facellia de 1960 (40 000/60 000 €). Quittant Colmar pour Paris à 16 ans, Francis Staub se lance dans le négoce d’ustensiles de cuisine, rêvant de posséder un jour une montre Piaget en or et… une Facel Vega. En 1974, il a l’idée géniale de créer la cocotte qui porte son nom et fait depuis le bonheur des gastronomes. D’autres projets occupent aujourd’hui notre septuagénaire, qui mijote l’ouverture d’un restaurant de mille couverts à New York ou la transformation de l’ancienne filature qui abritait sa collection, à Turckheim (Haut-Rhin), en bal populaire. En piste !

Agenda
Cent cinquante automobiles s'aligneront sur la grille de départ, dont la pole position revient à une Alfa Romeo Giuletta SZ Coda Tronca de 1962 entrée dans la collection Jean Brandenburg en 2017 qui roulera à trois reprises en 2018 à Spa, au Mans et au rallye des légendes Richard Mille. Pièce maîtresse de la collection du gentleman driver suisse, cette automobile est estimée entre 550 000 et 750 000 €. C'est entre 300 000 et 400 000 € qu'il faudra s'engager pour espérer s'asseoir au volant d'une Alpine A310 GTP (1977) de la marque allemande Maybach, ayant participé aux 24 Heures du Mans en 1977 et 1978, affichant 21 500 km au compteur. Parmi les autres fleurons de l'après-midi, on signalera la collection d'une vingtaine d'automobiles de Francis Staub parmi lesquels un ensemble de neuf Facel Vega mais aussi une Mercedes 450 SLC de 1973 ayant appartenu à Claude François (6 000/12 000 €), une Delage D8 15 Berline de 1934 (70 000/90 000 €), une Ferrari 400 Automatic de 1981 (35 000/45 000 €), une Ford Comète de 1953 (35 000/55 000 €), une Rolls Royce Silver Cloud II, millésimée 1960. Aucun nuage à l'horizon pourvu que l'on dispose de 40 000/60 000 €…
dimanche 15 mars 2020 - 15:00 - Live
Espace Champerret - 6, rue Jean-Oestreicher - 75017
Aguttes