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Quand Mortensen rencontre Kandinsky

Le 11 janvier 2022, par Claire Papon

Le vendredi, tout est permis… Sans aller jusque-là en cette période d’incertitudes, comptez tout de même enchérir à hauteur de 50  000/80  000  € vendredi…

Quand Mortensen rencontre Kandinsky
Richard Mortensen (1910-1993), Sonorité jaune, 1957, dessin à la gouache et à la mine de plomb issu d’un ensemble de 91 réalisés d’après le livret de Vassily Kandinsky, 33 50 cm (détail). Vendredi 21 janvier, salle 1-7 – Hôtel Drouot. De Baecque et Associés (M. Voutay).
Estimation : 50 000/80 000 € (l’ensemble)

Le vendredi, tout est permis… Sans aller jusque-là en cette période d’incertitudes, comptez tout de même enchérir à hauteur de 50 000/80 000 € vendredi 21 janvier (salle 1-7 à Drouot) chez De Baecque et Associés, pour espérer décrocher la suite de 91 dessins à la gouache et à la mine de plomb de Richard Mortensen (1910-1993), Sonorité jaune (voir page de gauche). Elle a été exécutée en 1957 d’après le livret éponyme de Vassily Kandinsky, imaginé en 1909 pour la scène. Si ce dernier, captivé par les couleurs, rêvait alors d’un art monumental mêlant peinture, musique, danse, théâtre et littérature, il entendait surtout proposer une expérience sensorielle, un voyage vers un autre monde, éloigné d’une partie de la réalité. Sonorité jaune est une synthèse absolue entre formes, couleurs et sons, avant même qu’il ait réalisé sa première œuvre abstraite en 1910. Cet ensemble, auquel sont jointes des études et archives, provient de la succession du metteur en scène Jacques Polieri (1928-2011). Fasciné par les avant-gardes, celui-ci concrétise la première de Sonorité jaune le 6 août 1975, dans le cadre du sanctuaire de la Sainte-Baume, la création mondiale de ce spectacle kaléidoscope voyant le jour six mois plus tard au théâtre des Champs-Élysées. Si, comme chacun sait, «rien ne sert de courir…», cette même dispersion sera l’occasion de tenter sa chance sur un ensemble de multiples et d’œuvres sur papier de Léopold Survage (voir l'article L’œil d’un expert sur Léopold Survage de la Gazette n° 1, page 24), un fer soudé (pièce unique) de César, Le Bourdon, 1958 (20 000/30 000 €), une Tortue, 1973 en cuivre patiné (46/100) de François-Xavier Lalanne (même estimation) et du design, dont des sièges réalisés par Jean Prouvé et Jules Leleu.

Panorama (avant-vente)

Nom Survage, prénom Léopold

Le 30 décembre 2021, par La Gazette Drouot

La succession d’Éric Brosset,  spécialiste de Léopold Survage, compte pas moins de soixante-dix œuvres de l'artiste.

Nom Survage, prénom Léopold

Pour sa première vente de l’année 2022 à l’Hôtel Drouot (salle 1-7), vendredi 21, la maison de Baecque et Associés donne rendez-vous aux amateurs d’art moderne et contemporain et de design. Une place particulière est faite à Léopold Survage (1879-1968) dont près de soixante-dix œuvres – provenant de la succession d’Éric Brosset, spécialiste de l’artiste - prennent le chemin des enchères. Les tableaux témoignent des différentes périodes de la carrière de Léopold Sturzwage, fils d’un fabricant de piano russe qui regrettait de ne pas avoir pu se vouer à la peinture et vint se fixer en France, attiré par les artistes dont il avait découvert les œuvres dans la collection Chtchoukine : de ses premières années à Paris - où il arrive en 1908 – proche des cubistes à ses grands ensembles décoratifs dans les années 1950, en passant par ses travaux pour les Ballets russes de Serge de Diaghilev. Au menu notamment, La Plage, une toile datée 1909, estimée 20 000/30 000 €, et un Autoportrait, au crayon, de la même année, annoncé à 1 500/2 000 €, mais aussi des gravures, des photographies et des affiches.

Agenda

Premiers à recevoir les coups de marteau, un ensemble de gravures, d'œuvres sur toile et sur papier de Léopold Survage. Au nombre d'une soixantaine, ils proviennent de la collection du spécialiste de l'artiste, Éric Brosset (voir Gazette n° 1, page 24). On poursuit avec une Femme à la fenêtre (huile sur carton, vers 1935), signée Jean Metzinger (12 000/15 000 €), un bronze d'Henri Laurens, Métamorphose, 1940 d'un tirage à onze exemplaires, ayant fait partie de la collection Colette Creuzevault (30 000/50 000 €), un ensemble de pastels de Jean-Michel Atlan (est. 2 000 à 10 000 €). De César, un Bourdon, 1958, œuvre unique en fer soudé dont fut tirée une édition en bronze à douze exemplaires, nécessitera 20 000/30 000 €, tout comme une Tortue, 1973 en cuivre patiné (46/100) de François-Xavier Lalanne. Il faudra partir à point, c'est-à-dire s'engager à hauteur de 50 000/80 000 €, pour une suite de 91 dessins à la gouache et la mine de plomb de Richard Mortensen, Sonorité jaune, 1957, exécutée d'après le livret éponyme de Vassily Kandinsky imaginé en 1909. À 16 h, place au design, partagé entre meubles, sièges et luminaires, des années 1930 à 1970 (Charlotte Perriand, Maria Pergay, Roger Tallon, Silvio Coppola, Osvaldo Borsani, Karl Trabert, etc.), emmené par un petit ensemble de meubles de Jean Prouvé et Jules Leleu réalisé en 1936 pour le sanatorium Martel de Janville au plateau d'Assy (est. 3 000 à 8 000 €). Le dernier lot de l'après-midi est un exemplaire (17/50) de la pendule atmosphérique de Jaeger-LeCoultre (8 000/12 000 €), Atmos du Millénaire, en métal doré dont le calendrier court jusqu'à l'an 3000. Nous voilà rassurés…

arts décoratifs du XXe, design
vendredi 21 janvier 2022 - 13:30 (CET) - Live
Salle 1-7 - Hôtel Drouot - 75009
De Baecque et Associés
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