Lalique en fusion

Le 14 février 2019, par Agathe Albi-Gervy
René Lalique (1860-1945), «Chrysis» Car Mascot (mascotte de voiture «Chrysis»), dessinée en 1931, verre opalescent, moulé et dépoli, h. 13,5 cm.
Estimation : 30 000/50 000 £

Cette «Chrysis», dont les courbes et la longue chevelure épousent le souffle du vent, se distingue de la production moyenne des bouchons de radiateur d’automobiles Lalique par sa composition en verre opalescent  la majorité étant fabriquée en simple verre dépoli. Une caractéristique qui en fait une grande rareté en ventes publiques. Entre 1925 et 1937, René Lalique conçoit une trentaine de mascottes différentes ; certaines sont transposées sous d’autres formes, à l’image de la «Chrysis», également disponible en statuette et presse-papier. En 1929, l’artiste crée un modèle spécial, jamais commercialisé, pour le prince de Galles, en reconnaissance de son soutien, lequel avait généré l’intérêt de toute l’élite aristocratique et financière  la reine d’Espagne elle-même offrit une Victoire à son fils. La présente pièce a quant à elle charmé John Nemeth, l’un des plus grands passionnés du maître verrier, dont la collection de deux cent dix flacons, verres, statuettes, vases et centres de table fait l’objet d’un catalogue entier chez Bonhams Londres. Le musée Lalique de Wingen-sur-Moder, en Alsace, lui doit de nombreuses œuvres de sa collection, prêtées dès l’ouverture de l’institution en 2011. Il a fait preuve d’une générosité égale à l’occasion d’expositions temporaires, comme celle que le musée a consacrée en 2016 à «Lalique et l’art du voyage», où il est parvenu à réunir la plupart des modèles de mascottes conçus dans la verrerie alsacienne.

mercredi 20 février 2019 - 13:00
Londres - Montpelier Street - SW7-1HH
Bonhams
La Gazette Drouot vous offre 4articles.
Il vous reste 3 article(s) à lire.
Je m'abonne