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De Marie Feodorovna à Natalia Gontcharova

Le 24 novembre 2021, par Sophie Reyssat

La Russie tsariste et celle des avant-gardes se partagent l’affiche aux côtés d’autres souvenirs.

De Marie Feodorovna à Natalia Gontcharova
Natalia Gontcharova (1881-1962), Les Baigneuses, vers 1916, gouache sur papier monogrammée, 31 23,5 cm.
Estimation : 20 000/30 000 


Toute la journée sera consacrée à la Russie, en commençant par plus d’une centaine de documents présentés en matinée. L’histoire sera au rendez-vous avec un recueil de lettres échangées – de 1821 à 1828 –, entre Marie Feodorovna et le prince Sergueï Galitzine, qui l’assistait dans son soutien des institutions caritatives et des orphelinats. Soucieuse du niveau d’éducation dispensé, l’impératrice considérait l’apprentissage du français comme l’un des principaux objectifs, et mettait également l’accent sur celui de l’allemand et des sciences. Cette correspondance se fait aussi l’écho de l’actualité, et notamment de l’insurrection décabriste du 14 décembre 1825, coup d’État avorté de jeunes officiers de la noblesse acquis aux idées libérales (40 000/50 000 €). Les icônes feront la transition avec les avant-gardes, dont Natalia Gontcharova sera l’une des meilleures représentantes, comme l’illustrent ces Baigneuses confinant à l’abstraction. Après le rayonnisme, lancé avec son compagnon Michel Larionov, en 1908, et à la faveur des expositions auxquelles elle participe en Europe, l’artiste fait évoluer son style en y intégrant de manière très personnelle des éléments de cubisme, de futurisme et d’orphisme. Lorsqu’elle réalise cette gouache, cela fait près de deux ans qu’elle s’est définitivement installée à Paris. Elle contribuera à l’esthétique novatrice des Ballets russes jusqu’à la disparition de Serge Diaghilev, et reprendra ensuite ses pinceaux tout en multipliant les accrochages.

Agenda
Cette vacation d’art russe est centrée autour d’une correspondance inédite entre l’impératrice Marie Feodorovna (1759-1828) et le Prince Sergeï Galitzine (1774-1859), composée de 127 lettres en français et 54 lettres en russe réunies dans un recueil de 416 pages (40 000/50 000 €). On notera aussi une gouache sur papier de 1916 de Natalia Gontcharova (1881-1962) baptisée Les Baigneuses (20 000/30 000 €), une aquarelle sur papier (15 000/20 000 €) d'Oscar Rabin (1928-2018) ou encore un Portrait de Tatiana Orlowski par Eugène Lanceray (1875-1946). Pour cette huile sur bois signée et datée de 1934, il faudra compter entre 3 000 et 4 000 €.
dimanche 28 novembre 2021 - 10:00 - Live
Hôtel des ventes du Château, 13, avenue de Saint-Cloud - 78000 Versailles
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