Bonnard, Chéret, Mucha et les autres

Le 02 octobre 2019, par Caroline Legrand

Les cinq volumes des Maîtres de l’affiche constituent l’un des ouvrages les plus recherchés de l’époque art nouveau.

Les Maîtres de l’affiche, 1896-1900, imprimerie Chaix, Paris, 39 30 cm.
Estimation : 20 000/25 000 

C’est un incontournable. Tous les amateurs d’art nouveau rêvent de posséder ces cinq volumes  comprenant 240 planches, plus cinq autres non numérotées  des Maîtres de l’affiche. Cette publication mensuelle parut de décembre 1895 à novembre 1900. À l’origine de celle-ci, Jules Chéret. Le peintre et affichiste était alors directeur artistique de l’imprimerie Chaix, installée rue Bergère, dans le 9e arrondissement de Paris. Chaque numéro proposait un ensemble de quatre affiches, reproduites au format cloche et en chromolithographie. À partir de 1897 parurent des volumes reliés contenant toutes les affiches déjà publiées. Roger Marx en assura la préface, comme on peut le voir sur notre exemplaire. Près d’une centaine d’artistes participeront à l’entreprise, tel un monumental hommage à ce genre, en plein apogée au tournant du siècle. Mucha, Toulouse-Lautrec, Grasset, Steinlen ou encore Bonnard prêteront main-forte à Jules Chéret pour mettre à l’honneur leurs créations publicitaires, considérées comme de véritables œuvres d’art. Ces affiches, les toutes premières de l’histoire, sont nées à l’aube du monde moderne, annonçant le règne de l’image qui devrait s’ensuivre.

 

 
Les Maîtres de l’affiche, 1896-1900, imprimerie Chaix, Paris, 39 x 30 cm.
Estimation : 20 000/25 000 €
Agenda
Le programme du samedi s'ouvrira avec des livres d'artistes, dont les cinq volumes des Maîtres de l'affiche, édités entre 1896 et 1900 (20 000/25 000 €. Voir Gazette n° 33, page 140). Après des photographies, notamment de Picasso, suivront des correspondances d'artistes, puis des tableaux et sculptures modernes. Nous mettrons en avant une fonte de 1945 par Alexis Rudier des Âmes du purgatoire (dit aussi Premières funérailles, petit modèle) d'Auguste Rodin, numérotée 5/12 et provenant de la collection Holzschuch à Paris, qui l'avait obtenue du musée Rodin par échange (90 000/110 000 €). Alentour par exemple, une huile sur Isorel de Raoul Dufy, Suzanne et les vieillards, de 1947 (30 000/35 000 €), ou un dessin à la mine de plomb d'Amedeo Modigliani, Portrait d'Elena Povolozky, daté vers 1917 (15 000/20 000 €). D'autres peintures au charme indéniable et à l'aimable technique pointilliste pourraient vous séduire comme Saint-Tropez, la fête, d'Yvonne Canu (2 000/3 000 €), et Les Ponts de Paris, de Serge Mendjisky (7 000/10 000 €). L'art contemporain fermera la marche avec des lithographies et peintures aux styles aussi variés que Closen, de Gudmundur Erró (14 000/16 000 €), Dancing Baby, du street artiste Keith Haring (12 000/15 000 €), ou encore La Baigneuse ou Nana de Berlin (numérotée 435/500) de la seule ambassadrice féminine des nouveaux réalistes, Niki de Saint Phalle : une épreuve en résine polyester peinte, attendue à 15 000/20 000 €.
samedi 12 octobre 2019 - 14:00 - Live
Cannes - 20, rue Jean-Jaurès - 06400
Cannes Enchères
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