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L’hôtel de Camondo, entre cour et jardin

Publié le , par Sophie Reyssat

L’hôtel de Camondo, évoqué par ce dessin, est le chef-d’œuvre de Denis-Louis Destors.

Denis-Louis Destors (1816-1882), Élévation de la façade sur le parc de l’hôtel de... L’hôtel de Camondo, entre cour et jardin
Denis-Louis Destors (1816-1882), Élévation de la façade sur le parc de l’hôtel de Camondo, 1876, aquarelle sur traits de crayon noir, 65 99 cm (est jointe une gravure de l’hôtel Camondo).
Estimation : 8 000/10 000 

Ce dessin aquarellé vient compléter, à point nommé, l’exposition «Le 61 rue de Monceau, l’autre hôtel de Camondo» (jusqu'au 28 juin). Elle était présentée dans les murs de cette ancienne demeure du comte Abraham-Béhor de Camondo. La planche, qui a été exécutée par son architecte, Denis-Louis Destors, présente l’intérêt de monter le côté parc de l’édifice, d’une disposition inversée par rapport à la façade sur cour. Celle-ci est décrite par un dessin conservé dans les collections du musée Nissim de Camondo, assorti d’une représentation en coupe longitudinale. En 1876, Destors a en effet réalisé onze planches de l’hôtel particulier, afin de présenter son travail pour le prix de la fondation Duc, organisé par l’Académie des beaux-arts. Un an plus tôt, à peine le chantier achevé, il avait reçu la grande médaille d’argent de l’architecture privée, décernée par la Société centrale des architectes. Cette planche permet d’apprécier l’aisance avec laquelle l’architecte a marié classicisme et fantaisie. L’élévation respecte la tradition, en superposant un appareillage de pierre de taille aux bossages de la partie inférieure. Ce bel équilibre est rythmé par des pilastres à chapiteaux corinthiens, et des cariatides évoquant les saisons, qui soutiennent les balcons. Alors que des masques de satyres ornent les linteaux du rez-de-chaussée, les fenêtres du toit sont accostées de jambages à volutes. L’architecture métallique s’associe par ailleurs à la pierre pour compléter l’éclectisme de la construction.

Agenda

Un Profil d'homme de gauche à la sanguine attribué à Francesco Franciabigio rappelant les dessins d'Andrea del Sarto (20 000/30 000 €), une Étude de femme drapée marchant d'Eustache Le Sueur à rapprocher d'une des compagnes de la fille de Pharaon dans le Moïse sauvé des eaux conservé à Betchworth en Grande-Bretagne (12 000/15 000 €), un Projet de plafond aux armes de Marie de Medicis pour le Palais du Luxembourg attribué à Nicolas Duchesne (actif à Paris au début du XVIIe, 25 000/30 000 €). On a relevé ensuite une Vue panoramique de Paris prise du quai de Bercy (crayon noir et estompe) d'Antoine Ignac Melling (vers 1815, 8 000/12 000 €), une aquarelle de Denis-Louis Destors, Élevation de la façade sur le parc Monceau de l'Hôtel de Camondo (8 000/10 000 €), et une encre et crayons de couleur sur papier calque de Félicien Rops, L'Attrapade où deux femmes présentées comme des objets de désir se font face (15 000/20 000 €).

vendredi 29 mai 2020 - 14:00 (CEST) - Live
3, rue Favart - 75002 Paris
Ader
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