Guillaume Fouace, plus vrai que nature

Le 31 mars 2020, par Caroline Legrand

Le peintre de la Manche Guillaume Fouace va marquer par sa présence la vente de lundi organisée, avec celle de dimanche, uniquement en live et sur ordres d’achat par l’étude Boscher à Cherbourg.

 

Guillaume Fouace (1827-1895), Nature morte à la poule, carottes et cuivre, 1877, huile sur toile signée et datée, 65 x 81 cm.
Estimation : 8 000/10 000 €

Pas moins de trois tableaux signés Guillaume Fouace mèneront cette vente, dans laquelle se distingueront aussi de nombreux artistes normands. Cette Nature morte à la poule, carottes et cuivre annoncée à 8 000/10 000 €, mais aussi une Nature morte à la timbale d’argent, tout en sensibilité et camaïeux de brun (6 000/8 000 €), démontrent le talent de cet artiste né à Réville, dans le Cotentin, dans une famille d’agriculteurs, au plus près de cette nature qu’il dépeindra à l’envi. Grâce à une bourse de la ville de Cherbourg, Fouace a pu poursuivre ses études à Paris, dans l’atelier du peintre d’histoire Adolphe Yvon. Toutefois, ce sont les thèmes de la nature morte et du paysage, ainsi que le style de l’école réaliste qui marquent la suite de sa carrière. L’occasion nous est aussi donnée de rester au plus près de la nature avec Jean-Baptiste Guillemet (1841-1918). Membre de l’école de Barbizon et proche des impressionnistes Camille Pissarro et Claude Monet, ce paysagiste sera représenté par plusieurs œuvres, dont L’Eglise de Barfleur, une huile sur toile de 73 par 55 cm prisée 5 000/7 000 €, et Morsalines, à nouveau une huile sur toile signée, de 54 par 73 cm et attendue à 4 000/6 000 €. Autant de témoignages du travail de cet artiste, descendant d’un armateur rouennais, qui découvrit avec enchantement le Cotentin et le Val de Saire en 1881, sources infinies d’inspiration.

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