Fabienne Verdier, une ode à la nature

Le 12 novembre 2020, par Sophie Reyssat

À un siècle d’écart, Fabienne Verdier et René Lalique s’inspirent de la nature dans leurs créations.

Fabienne Verdier (née en 1962), Harmonie, printemps, 2002, triptyque à l’encre, pigments et vernis sur trois toiles, signé, et désigné, 90 135 cm.
Estimation : 60 000/80 000 

Ce panorama des arts du XXe siècle débutera aux cimaises avec une centaine de numéros, dont ce triptyque de Fabienne Verdier sera l’une des œuvres maîtresses. Son titre, Harmonie, printemps, résume à lui seul deux facettes de l’artiste : sa recherche de l’équilibre, poursuivie en Chine pendant ses années passées à l’institut des beaux-arts de la province du Sichuan, et son amour de la nature, qui sert d’écrin à ses ateliers. Ces deux ingrédients confèrent une infinie poésie à ses œuvres, des paysages cosmiques où la nature impose son rythme, celui des flux d’énergie. Ses abstractions représentent un monde en perpétuel mouvement. Le volet réservé aux objets d’art recèlera également quelques pépites art nouveau et art déco, inspirées par la nature. Un calice évoquera ainsi le tournant qui s’opère dans la carrière de René Lalique en 1902, alors qu’il délaisse les bijoux pour se consacrer aux verreries. Ce modèle de transition marie l’orfèvrerie au verre, soufflé dans une monture d’argent ajouré à motifs de pommes de pins. Numérotée 7 (h. 19 cm, 10 000/15 000 €), la pièce est à rapprocher d’un calice similaire exposé au Petit Palais, musée des beaux-arts de la ville de Paris. Selon le même principe, l’artiste a également réalisé des coupes serties dans un décor de vignes ou d’épis de blé.

Agenda

De grands noms du XXe siècle sont au rendez-vous le dimanche 15. Aux cimaises, Alexander Calder attirera l’attention avec une œuvre de 1946, une encre de Chine et gouache sur papier dont les couleurs éclatantes font écho à son titre, Aux belles harmonies avec joie et amour (20 000/30 000 €). Elles trouveront leur écho dans la Villa La Gardie à Cailhau, éclaboussée de soleil estival par Achille Laugé, en 1933 (18 000/20 000 €). Fabienne Verdier livrera sa version personnelle du Printemps dans un triptyque de 2002, attendu autour de 70 000 €. Une cinquantaine de sculptures prendront le relais, suivies par les objets d’art. Imaginé en 2001 par Ronan & Erwan Bouroullec, un vase lumineux en fibre de verre laquée vert, renfermant une plante éclairée par un néon (12 000/15 000 €), côtoiera ainsi un calice de verre ceint d'une monture d'arggent ciselée de pommes de pins, créé près de cent ans plus tôt par René Lalique (10 000/15 000 €).

dimanche 15 novembre 2020 - 14:30 - Live
Enghien-les-Bains - 2, rue du Docteur-Leray - 95880
Goxe - Belaisch - Hôtel des ventes d'Enghien
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