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Lot n° 8

Franz Radziwill

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Franz Radziwill Nature morte aux trois cruches brunes 1929 Huile sur bois. 47,5 x 69,3 cm. Encadré par un cadre. Dans la représentation sur la boîte de conserve, signature brune 'RADZIWILL FRANZ'. Au dos, le numéro d'œuvre '114'. - En bon état de conservation. Avec un fin craquelé, petites retouches éparses. Schulze 317 Provenance Collection privée du nord de l'Allemagne Expositions Entre autres Berlin 1981 (Staatliche Kunsthalle, Neue Gesellschaft für Bildende Kunst e.V.), Franz Radziwill, cat. n° 55 (sur le cadre avec l'étiquette) ; Bremerhaven 1988 (Kunsthalle), Franz Radziwill - Bilderwelten der Küste, o. cat. Nr. ; Jever/Varel-Dangast 1989/1990 (Schloß Jever/Franz-Radziwill-Haus), Franz Radziwill. Stilleben - Gestörte Stille, cat. n° 6 avec ill. couleur p. 13 ; Winterthur/Oldenburg 1994/1995 (Kunstmuseum/Landesmuseum), Adolf Dietrich und die Neue Sachlichkeit in Deutschland, o cat. avec ill. couleur p. 175 (sur le cadre avec l'étiquette) ; Emden 1995 (Kunsthalle), Franz Radziwill 1895 - 1983. Le plus grand miracle est la réalité, cat. n° 52 avec ill. couleur ; Dangast/Höxter/Aschaffenburg/Friedrichshafen 2000-2002 (Franz-Radziwill-Haus/Schloss Corvey/Jesuitenkirche/Zeppelinmuseum), Mythos Technik, sans cat. n°, avec ill. p. 200 (sur le cadre avec l'étiquette de transport) ; Paderborn/Bonn/Bayreuth 2006/2007 (Städtische Galerie/Rheinisches Landesmuseum/Kunstmuseum), Franz Radziwill - drohend vertraute Welten, cat. n° 15, ill. 2, p. 66 ; Dangast 2021/2022 (Maison Franz Radziwill), Magie du silence Littérature Kristina Geipel, Formulation et iconographie de la nature morte dans la peinture de la Nouvelle Objectivité, Diss.phil. Université de Bonn 1992, p. 79, ill. 74 Trois cruches en terre : elles proviennent de l'atelier de son père, le maître potier Eduard Radziwill, ancienne noblesse polonaise, appauvrie, rebelle. Et maintenant, elles perdurent dans l'art du fils : des récipients peints en argile et en feu, dans l'émail desquels se reflète la lumière. Des messagers d'une autre époque. Et des ustensiles du quotidien d'aujourd'hui. Une assiette, une fourchette et une boîte de conserve en fer blanc sur laquelle le peintre a écrit son nom : Radziwill Franz. Il est arrivé dans le présent de l'année 1929. Cette nature morte se concentre sur les choses insignifiantes et ignorées du quotidien. Et puis quelque chose éclate : on voit comment "dans les interstices et les interstices du réel s'installent les enchevêtrements fatals avec l'irréel et le surréel", selon l'historien de l'art Roland März. Ici : un œuf brisé renvoie - là où régnait encore l'ordre tranquille des choses inanimées - à l'amère vérité que la vie est un lieu dangereux, pris dès le début dans la cohabitation de la réussite, de la futilité, de l'éphémère et de la perte. C'est ici qu'elle se concrétise, l'idée de "vanitas" de la peinture néerlandaise. Radziwill la connaissait grâce à ses visites au Rijksmuseum d'Amsterdam. Mais avant tout : une peinture magnifique ! L'artiste parvient à capter la texture du matériau qu'est l'argile, la finesse d'un morceau de pain et la structure du bois du plateau de table qui s'est développée au fil des décennies. Gerd Presler

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