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Lot n° 100

Épée nobiliaire de présent ou d'apparat de type...

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Épée nobiliaire de présent ou d'apparat de type Cinquedea. Italie du nord vers 1490-1510. Fiche complète en Français > https://www.aucties.com/epee-nobiliaire-de-present-ou-d-apparat-de-type-cinquedea Fiche complète en Anglais > https://en.aucties.com/epee-nobiliaire-de-present-ou-d-apparat-de-type-cinquedea Les gravures présentes sur la lame se rapprochent de celles produites au sein de l’atelier de l’orfèvre ferrais Ercole dei Fedeli actif à la fin du XVème siècle et au début du XVIème siècle. Proche des cercles du pouvoir italien, notamment d’Isabelle d’Este et de la cour de Mantoue, c’est essentiellement sa production en tant que « graveur d’épée » qui nous est connue, caractérisée par des figures évoluant dans de complexes espaces architecturés à l’antique, des figures en médaillons additionnés de rinceaux et grotesques. Typologie globale D’un point de vue typologique, l’épée se rapproche de la cinquedea, courte épée d’apparat dotée d’une lame triangulaire plate rythmée de cannelures. Portée exclusivement en civil, elle connut une fortune fugace auprès des princes italien de la Renaissance au tournant des XVème et XVIème siècles. Les lames étaient souvent richement décorées de motifs ornementaux en vogue à l’époque, ainsi que de scènes allégoriques et mythologiques destinées à un public raffiné et cultivé à même d’en percevoir le sens. Si l’on se réfère à l’exemplaire conservé au musée du Louvre (inv. MRR 58), à celui du Metropolitan Museum of Art de New York (inv. 14.25.1172) ou à l’épée de Cesare Borgia conservé à la Casa Caetani, il semble qu’il ait pu exister une production rare d’armes similaires dans des versions allongées. . On peut lire dans «Les épées d’honneur distribuées par les papes» d’Eugène Muntz, 1895. : « Le pape offrait des épées d'honneur; chaque année et elles se caractérisent par des oeuvres d’art dans toute la force du terme : la ciselure, la damasquinure, l’émaillerie, y luttaient de finesse et d’élégance ; des rinceaux d’un goût exquis alternaient avec des allégories subtiles ou des inscriptions en beau latin cicéronien. Et tout d’abord signalons l’originalité de leur forme et leur ornementation : ces armes étaient destinées à être tenues à deux mains, la pointe en l’air.» Ewart Oakeshott classe la lame dans le type XXI.I et la garde de type IX « Semble typiquement du XVème siècle malgré quelques exemples connus dès le XIIIème siècle . Les bras forment comme un ruban qui serait perpendiculaire au plan de la lame. » La monture Matériaux Cuivre et bronze doré. Le pommeau Bouton de rivure visible en son sommet. A cartouche constitué de deux plaques de bronze repoussées, ciselées et dorées dans une ceinture en bronze doré. D’une face, figure Minerve au centre d’un combat. De l’autre, Victoria ou Niké sur le char de triomphe à la roue solaire à huit branches précédant Renommée sonnant de sa trompette. Oeuvre en rapport : Présente dans les collections de la National Gallery of Art Washington sur une plaquette de pommeau d’épée à cartouche une représentation du jugement de Pâris NI :1942.9.207. Scène que nous retrouvons gravées sur la lame de notre épée. Symbolique : Minerve, déesse de la pensée élevée et de la guerre menée par le biais de la stratégie. Fama, déesse de la renommée rendant immortels les héros, ne laissant jamais mourir leurs mémoires. Le triomphe romain est une cérémonie romaine lors de laquelle est organisé un défilé où le général victorieux parade sur un char à la tête de ses troupes. La roue solaire à quatre axes et huit branches est un symbole de division sacré de l’espace et du temps. Associé au char de triomphe, il peut représenter le pouvoir temporel. Nous pouvons penser que le destinataire de cette oeuvre d’art a connu un combat qu’il a remporté grâce à ses talents de stratège, lui offrant une position de pouvoir dans la cité et un triomphe dans sa victoire. La fusée En cuivre doré. Faite de deux moitiés tenantes au centre par une bague en couronne de lauriers. Les deux extrémités sont maintenues enchâssées dans le pommeau et dans la garde. Y figure un décor de candélabre et bucrane. Oeuvres en rapport : On peut trouver le même type de composition dans une gravure imprimée à Florence datant de 1470-1490 reproduite dans l’ouvrage "Les premières gravures italiennes" par Gisèle Lambert., conservée à la BNF, Florence, Ornements, Cat 216-276. « Burin en manière large » 262X46. Vers 1470-1490. Symbolique : Le bucrane est un motif ornemental canonique de l’ordre dorique antique repris à partir de la Renaissance évoquant les restes d’animaux sacrifiés en l’honneur des dieux. Il est à noter que l’ordre dorique était souvent associé aux figures héroïques et divinités masculines à la Renaissance du fait des écrits l’architecte romain Vitruve. Cela pourrait expliquer le choix de ce motif sur la poignée. De telles armes étaient destinées à un public érudit et devaient faire montre de cette érudition. La garde En paques de cuivre assemblées, ciselées et d

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