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Lot n° 46

COCTEAU JEAN (1889-1963).

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ÉPREUVES corrigées, et 4 L.A.S., 1927-1944. Poésie. Morceaux choisis [Paris, Librairie Gallimard, 1930]. Épreuves corrigées, in-12, en feuilles (papier fragile, quelques petites déchirures) ; sous emboîtage demi-maroquin bordeaux, dos lisse titré or. Épreuves corrigées de cette anthologie, avec de nombreuses corrections autographes de Jean Cocteau. Envoi autographe signé en tête : «à N. [étoile] J». [Il s'agit probablement de Natalie PALEY.] Les feuillets ont été légèrement fendus dans le haut après intégration des corrections à l'imprimerie. L.A.S. «Jean Cocteau», 10, rue d'Anjou Avril 1927, ; 1 page grand in-8 (légères fentes aux plis).Au journaliste de mode, écrivain et dramaturge d'origine belge Lucien FRANÇOIS (1904-1963) : «Je voudrais accepter et me faire le plaisir de vous faire plaisir, mais hélas j'ai refusé cet article à Dial, Querschnitt et au journal des Soviets. J'aurais l'air d'un mufle. Au reste je refusais pour une raison profonde : on ne peut parler de cette époque à la légère. Sortir de son silence entrainerait beaucoup trop de choses»... L.A.S. «Jean Cocteau», [1927 ?] ; 1 page in-4 sur papier bleu. «Comment pouvez-vous croire à du silence exprès. Je vais, je viens, je tombe malade - je me décourage - je retrouve des forces etc...C'est un drame qui n'arrête pas. Il m'arrive de ne pas ouvrir les enveloppes, de répondre et de garder ma réponse. Votre gentillesse me prouve que je peux être franc»... Il ajoute qu'il quittera Paris après sa conférence aux Annales : «Paris m'étouffe».L.A.S. «Jean Cocteau», Novembre 1937, à «ma chère princesse» [Marthe BIBESCO ?] ; 1 page in-4. En faveur de J'Adore de Jean Desbordes. «Ma chère princesse vous savez que j'habite loin et que mon coeur ne s'éloigne jamais. Lisez ou relisez le livre de DESBORDES. Je crois que lui donner le Prix Femina serait une de ces justices qui allègent le monde devenu bien lourd»... L.A.S. «Jean Cocteau», 7 mars 1944, à des amis [M. et Mme Marc BARBEZAT ?] ; 1 page in-4.«Il me faut véritablement me “rouler à vos pieds” et je me rends compte de l'ennui que je vous cause. Un travail continuel et très dur ne m'a pas encore laissé libre pour une entreprise de vrai luxe d'âme. Le texte de François S. [Sentein] est d'une étoffe dont on peut mal tirer les fils et le problème reste intact. Il me faudrait de la campagne et du lest. Ma pièce ; mon film etc... sont des ouvrages sans fin, en ce sens qu'il y a toujours à reprendre et à retravailler mille détails. Le sujet que je dois écrire pour vous est si vaste et si grave qu'il est difficile (impossible) de le traiter à la légère»...

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