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Lot n° 14

Victor Amédée Faure (Paris, 1801-1878)...

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Victor Amédée Faure (Paris, 1801-1878) Portrait de S.A.R. Louis Charles d'Orléans, Comte de Beaujolais. Toile signée en bas à droite, et datée 1835. Monogramme du roi Louis-Philippe au dos avec le numéro 1580. Haut. 230 Larg. 117 cm. (accident). Provenance : - commande personnelle du roi Louis-Philippe Ier, 1835, pour le château d'Eu, sa résidence d'été où fut reçue la reine Victoria en 1843, puis de nouveau en 1845. - par descendance, vente de la succession de S.A.R. Monseigneur le Duc de Nemours, Mes Ader et Picard, Paris, 10 mars 1971, n°10. - collection du Président et de Madame Giscard d'Estaing, château de l'Étoile. A 1835 portrait of HRH Louis Charles d'Orléans, Earl of Beaujolais. Oil on canvas. Signed and dated. Ordered by King Louis-Philippe for his summer residence of château d'Eu. Œuvres en rapport : Victor Amédée Faure, "Antoine Philippe d’Orléans, duc de Montpensier" et "Louis Charles d’Orléans, comte de Beaujolais", une paire de portraits (219 x 117 cm), commandée en 1839 pour le musée de l'Histoire de France du château de Versailles et exposée au Salon de 1840 (n°555) ; depuis le 14 juin 1933 exposée dans les appartements historiques du château de Compiègne (n°INV. 4370 et INV. 4372). Devenu Roi en 1830 sous le nom de Louis-Philippe Ier, le duc d'Orléans initie une vaste campagne de commandes artistiques visant à réconcilier les Français avec leur Histoire et à inscrire son règne dans le récit national. En juin 1837 sont inaugurées au château de Versailles les Galeries Historiques dédiées « à toutes les gloires de la France ». Victor Amédée Faure bénéficie largement du mécénat royal, devenant l'un des peintres attitrés de la famille d'Orléans. Il réalise en 1835 pour le château d'Eu deux grands portraits du frère puiné et du dernier frère du monarque, Louis-Charles, dont les répliques sont conservées à Compiègne. Il représente en pied les deux frères du souverain, décédés prématurément, soulignant leurs présences sur les champs de batailles révolutionnaires. De mai à juillet 1792, le comte de Beaujolais, âgé de douze ans, accompagne en effet son père le duc d'Orléans sur le front où servent ses frères les ducs de Montpensier et de Chartres, futur Louis-Philippe. Ces portraits sont ensuite passés dans la descendance du Duc de Nemours, fils ainé de Louis-Philippe. Le comte de Beaujolais (Paris, 1779-1808, Malte), en l'honneur duquel une rue est nommée à Paris, porte l'épée au côté et une cocarde tricolore à son chapeau. Sur fond de paysage romantique, les cheveux mi-longs et les yeux clairs, il pose en tenue de voyage, les éperons au pied. Le plus jeune frère de Louis-Philippe, arrêté au Palais Royal, a été incarcéré enfant pendant la Terreur jusqu'en 1796, avant de retrouver son ainé à Philadelphie en 1797, et de voyager à travers les jeunes États-Unis d'Amérique. Installé en Angleterre en 1800, il meurt d'une maladie de la poitrine à Malte, où il est enterré, alors que le Duc d'Orléans l'accompagnait afin de solliciter la main d'une des filles du roi Ferdinand Ier des Deux-Siciles. Une réplique de son gisant, par James Pradier, a quitté le musée de Versailles en 1986 et est installée dans la chapelle royale à Dreux.

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