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Lot n° 278

INDOCHINE MANUSCRIT. Jean-Marie DAYOT : Renseignements...

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[INDOCHINE] MANUSCRIT. Jean-Marie DAYOT : Renseignements sur la côte de Cochinchine. Rédigé à Macao, le 1er Octobre 1807. In-folio broché de 39 x 25 cm (petite galerie de vers sur les 4 premiers ff. avec qq pertes de lettres mais ne gênant pas la lecture). Précieux manuscrit de 18 pages, d’une écriture bien lisible quoique très serrée, divisé en trois chapitres : 1/Renseignements sur la côte de Cochinchine ; 2/Des vents ; du courant ; 3/Description de la côte de Cochinchine ; Rarissime copie d’un Manuscrit resté inédit, écrit par Jean-Marie DAYOT, donnant de très nombreux et intéressants renseignements et descriptions ainsi que de nombreuses explications sur la façon dont ces observations ont été relevées et collectées. Jean-Marie Dayot était un Officier le la marine Française et un explorateur, qui vint au service de Nguyen Anh, futur empereur Gia Long d’Annam. Sa vie tumultueuse, ses nombreuses aventures et l’influence qu’il exerça sur le Roi est encore aujourd’hui très controversée…Il porta les titres de « Grand Amiral de la flotte anamite », « Commandant des bâtiments français de l’Anam », « Délégué Impérial » (Mandarin). Il meurt en 1809 lors du naufrage de son bateau dans le Golfe du Tonkin (Vietnam), à l'âge de 49 ans. Jean Marie DAYOT est issu d'une famille originaire de Saint-Alban, Planguenoual et Pléneuf en Bretagne qui vint se fixer à l'île Maurice. Il se mit au service de Nguyen Anh, futur empereur Gia Long de Vietnam. Après des études chez les Jésuites à Vannes, il s'engagea comme volontaire dans la marine et arriva à l'Ile-de-France, en 1778. Quelques années plus tard, devenu lieutenant de vaisseau, il commandait l'Adélaïde' et naviguait en octobre 1786 au larde des côtes de l'Inde, envoyé par d' Entrecasteaux, gouverneur général des îles de France et de Bourbon pour aller prendre un chargement de salpêtre à Mascate quand son bateau fut attaqué par des pirates mahrattes du port de Vizandrut, entre Goa et Bombay. Il perdit son bâtiment, fut fait prisonnier, subit certains sévices, mais réussit à s'échapper. Il engagea alors des démarches auprès des autorités mahrattes de Pounah afin d'obtenir, pour la France, une réparation financière pour la perte de son bâtiment et de sa cargaison. Quelques temps après, en 1789, se trouvant à Pondichéry, il y rencontra Monseigneur Pigneaux de Béhaine, évêque d'Adran, en Cochinchine, qui revenait en France avec le jeune Nguyen-Anh, fils de l'ancien empereur de Cochinchine Nguyen-Chong, dont tous les autres héritiers avaient été massacrés. Réfugié à la Cour du roi de Siam, puis devenu le protégé de l'évêque français, il avait été emmené par celui-ci en France et reçu à Versailles. Un traité avait été, alors, signé avec la France le 28 novembre 1787, mais les troupes françaises envoyées pour l'aider à reconquérir son royaume ne dépassèrent pas Pondichéry. Monseigneur de Béhaine s'efforça alors de fréter quelques bâtiments et de recruter des officiers européens. Jean-Baptiste Dayot accepta de commander deux navires envoyés à Manille et à Macao pour chercher des armes et des munitions à transporter en Cochinchine pour le compte de deux négociants de Pondichéry. L'évêque fit appel à lui pour organiser la flotte du futur empereur, et, en 1789, devenu mandarin à la Cour du roi de Cochinchine sous le nom de 'Dong-Hui, il commandait la corvette 'Dông-Nai'. Capitaine de vaisseau, en 1790, il reçut un important commandement dans la marine annamite, ce qui ne plut guère aux mandarins de la cour. Aussi, lorsque son navire fut jeté à la côte par un typhon, ils le firent immédiatement sanctionner et mettre à la cangue, en 1792. Monseigneur de Béhaine eut beaucoup de mal à l'empêcher de partir, mais il accepta de continuer à servir le nouvel empereur, jusqu'à ce qu'une nouvelle cabale, en 1795, le décida à quitter le pays à bord d'un bateau anglais, avec son frère Félix qu'il avait fait venir en Cochinchine pour le seconder. Les deux frères partirent ainsi à Manille, qui devint leur port d'attache pour naviguer au commerce en Asie. En 1799, les deux frères firent naufrage dans le Golfe de Bengale et perdirent alors toute leur cargaison. Quelques années plus tard, Jean-Baptiste revint au Tonkin et travailla à tracer les plans de toutes les côtes du pays. Il réalisa ainsi un atlas qu'il accompagna d'une instruction très détaillée qu'il envoya à Paris. Ces précieuses informations furent insérées dans le Neptune du Grand Océan et de l'archipel d'Asie. Le capitaine de Kergariou qui vint dans la région quelques années plus tard avec la frégate 'Cléopâtre' confirma la grande exactitude des travaux de Jean-Baptiste. En 1792, il coula cinq vaisseaux, quatre-vingt dix galères et environ cent bateaux plus petits des Tay Son en face de Qui Nhon. En 1793, de nouveau à Qui Nhon, il captura soixante galères Tay Son. Jean Marie Dayot effectua également un travail hydrographique considérable, en relevant les côtes Vietnamiennes, dont les cartes étaient dessinées par son frère Félix. Il do

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