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Lot n° 63

1938 PACKARD SIX 1600 Touring ...

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Estimation : Réservé aux abonnés

_Superbe intérieur
_L’avant-guerre à un prix raisonnable
_Carte grise française
_ Châssis : 1182 8340



La Packard Motor Car Compagny se fonde le 6 Novembre 1899 dans l'Ohio par les frères Ward et leur associé Weiss avec un slogan qui en dit long : « Ask the man who own one ».

En 1902, elle est rebaptisée Packard Motor Car Company et la première usine pousse de terre en 1903 à Détroit et vite considérée comme ultra-moderne. Dès leurs débuts, les Packard sont considérées comme des voitures très compétitives au luxe débordant expliquant un tarif important. La marque est à l’origine de beaucoup de premières comme en 1915, la première automobile de série à 12 cylindres, la Twin Six ou en 1939 la première voiture équipée de l’air conditionné. Après le krach, la marque est contrainte de fabriquer des voitures
plus abordables dans les années 30. La Packard Six sera l'alternative bas coût aux 8 cylindres en 1937.


Rebaptisée " 110 " en 1940, elle est construite sur un châssis de 122 pouces d'empattement et équipée d'un 6 cylindres à soupapes latérales de 245 ci développant 100 cv. Certains diront que c'est le début de la chute de la marque, pourtant le triomphe est indubitable : 65400 unités de Six sortent des usines en 1937 soit plus de la moitié de toutes les Packard. Du coup la trésorerie se renfloue et les Packard suivantes vont suivre le chemin de cette découpe budgétaire.

Malgré ce revirement de classe, la Six bénéficie de la technologie Packard bien aboutie : la One Twenty lui prête ses suspensions indépendantes, son freinage hydraulique et une fabrication tout acier de la carrosserie bien
évoluée. Le radiateur accorde une certaine prestance au véhicule. Le moteur se décline également de sa grande sœur et se couple à une transmission identique au One Twenty, réputée pour profiter d'une conduite souple tout en douceur.

La voiture présentée est une Touring Sedan dans sa superbe robe Savana Green, produite uniquement en 1938. Son intérieur du plus bel effet est habillé d’un drapé entièrement restauré.
Son propriétaire précèdent a entrepris des travaux importants d’un montant de près de 16 000 euros comprenant notamment une peinture neuve, une ligne d’échappement inox, une pompe à essence, la réfection des freins et du circuit électrique. Son tableau de bord nous plonge dans l’Amérique des années 30 et sa boite manuelle quatre vitesses nous rappelle que les américains n’ont pas toujours été « automatique ».
Elle est munie d’enviables options comme son volant dit « Banjo », sa radio, son horloge, son rack de malles ainsi que son chauffage et son dégivrage.
Un control technique sera à repasser. Prendre le volant d’une Packard c’est faire un bond en arrière de 90 ans, avec souvent plus de confort que peuvent nous en proposer les voitures d’aujourd’hui.

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