Lot n° 15

RACINE. — MOREAU (Jean-Baptist…

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Résultat : Non Communiqué
Intermèdes en musique de la tragédie d'Esther. Propres pour les Dames Religieuses, & toutes autres personnes. Paris, Christophe Ballard, 1696. In-4, veau granité, dos orné, pièce de titre fauve, anciennes étiquettes manuscrites en tête et queue, tranches mouchetées de rouge, chemise demi-maroquin bordeaux et étui modernes (Reliure de l'époque).
Seconde édition de la musique des ChOeurs composée par Jean-Baptiste Moreau (1656-1733) pour l'avant-dernière tragédie de Racine. Imprimée ligne pour ligne sur la très rare édition originale de 1689, elle possède un titre nouveau et ne contient cependant pas les feuillets liminaires.
Précieux exemplaire provenant du Collège royal de Saint-Cyr, avec l'ex-libris gravé portant la croix fleurdelisée et la mention CJ (pour classe jaune).
On sait que Racine écrivit Esther en 1688 pour les jeunes demoiselles de la Maison royale de Saint-Cyr, pensionnat créé en 1686 par Louis XIV à l'initiative de Madame de Maintenon. L'école accueillait les jeunes filles de la noblesse pauvre qui entraient dans l'établissement à partir de l'âge de sept ans et y restaient jusqu'à vingt ans, sans jamais sortir sauf permissions rares et spéciales : elles étaient regroupées, suivant leur âge, en quatre classes, chacune se référant à une couleur en particulier (classes rouge, verte, jaune et bleue) ; les jeunes filles de classe jaune avaient entre quatorze et seize ans et étudiaient principalement la langue française, la religion, la musique et la danse (cf. Théophile Lavallée, Madame de Maintenon et la Maison royale de Saint-Cyr, 1862, p. 164).
Sur la dernière page figurent 5 portées manuscrites de l'époque qui donnent le texte et la musique d'un morceau omis par l'éditeur et qui devait être imprimé p. 64 ; celui-ci débute par J'admire un Roy victorieux que la valeur conduit triomphant en tous lieux... Un exemplaire conservé à la Pierpont Morgan Library possède cette même particularité.
Des bibliothèques Mortimer L. Schiff (I, 1938, n°516) et Paul Baudoin (1978, n°105), avec leurs ex-libris.
Brunissures sur les gardes, causées par le retour de la peau aux contreplats.
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