Lot n° 27
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Résultat : Non Communiqué
FAIPOULT DE MAISONCELLES (GUILLAUME CHARLES). 3 lettres et une pièce. 1795-1803. – Lettre autographe signée en qualité d'ambassadeur de France près la République ligurienne, adressée au futur maréchal Louis-Alexandre Berthier, alors chef de l'état-major général de l'armée d'Italie, avec 2 apostilles, l'une signée par Louis-Alexandre BERTHIER, l'autre par le capitaine Thomas-Prosper JULLIEN, alors directeur du journal Le Courrier de l'armée d'Italie à Milan. Gênes, 17 thermidor an V [4 août 1797]. FORTE PROFESSION DE FOI REPUBLICAINE, écrite au moment de la crise qui, ouverte par la victoire électorale des royalistes en mars 1797, mena au coup d'État du 17 fructidor perpétré contre les Assemblées par le Directoire avec l'aide des armées de Sambre-et-Meuse (Charles-Pierre-François Augereau) et d'Italie (Napoléon Bonaparte). La présente lettre fut publiée dans Le Courrier d'Italie du 17 août 1797. « LA HAINE DU ROYALISME, MON GENERAL EST DANS LE CŒUR DE CEUX QUI ONT VAINCU LES ROIS, RIEN D'ETONNANT A CELA. IL ETOIT DONC DIGNE DE L'ARMEE D'ITALIE ET DE SA GLOIRE DE SE PRONONCER LA PREMIERE [Napoléon Bonaparte avait adressé le 14 juillet 1797 une lettre ouverte au Directoire annonçant que l'armée d'Italie le soutiendrait, militairement, au besoin], quand de vils et odieux contre-révolutionnaires empoisonnent l'esprit public en France, et déjà se croyent sûrs du retour de Louis 18. Il y a 44 ans que j'existe. Il y en a 36 que, débutant dans les lectures par l'histoire de la Grèce et de Rome, je pris en haine les rois. Rousseau et notre Révolution n'ont pas depuis affoibli ce sentiment presqu'aussi vieux que moi. Je m'unis donc, ô vous braves de l'armée d'Italie, je m'unis à vos sermens. Accueillez le mien au milieu des vôtres. Nous sommes tous soldats de la patrie et de la liberté ! Que l'une et l'autre triomphent de leurs ennemis. Que tous les républicains français se rallient autour de la Constitution de l'an trois et du Gouvernement qui en est le gardien et le deffenseur. Ainsi tous prononcés, je n'en fais aucun doute, les Républicains auront partout la majorité, dans les Corps législatifs, dans l'opinion publique, dans les départemens, à Paris et peut-être même à Lyon et à Marseille. Le sommeil des patriotes a pu favoriser un instant les royalistes, mais leur réveil les tuera. Vive la République et la Constitution de l'an trois... » (1 p. 1/2 in-4, en-tête imprimé « L'envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de la République française près celle de Gênes », adresse au dos, quelques rousseurs). Louis-Alexandre Berthier dicta alors en marge : « À envoyer au c[itoy]en Jullien pour insérer dans son journal... » Peu après, le capitaine Jullien indiqua au-dessus : « inséré ». Provenance : Provenance : collection des comtes de Crawford et Balcarres, Alexander William et James Ludovic Lindsay (estampille ex-libris armoriée Bibliotheca Lindesiana). – Lettre autographe signée en qualité de ministre des Finances, adressée à l'ambassadeur de France près la République de Gênes, Jean-Baptiste Villars. [Paris], 12 germinal [an III-1er avril 1795]. Lettre de rendez-vous. – Pièce signée en qualité d'ambassadeur de France près la République ligurienne. Gênes, 28 brumaire an VI [18 novembre 1797]. Laissez-passer en faveur d'un employé à l'armée d'Italie se rendant à Bologn (marges découpées avec atteinte à une signature au recto et à une apostille au verso). – Lettre signée en qualité de préfet de l'Escaut au futur général François-Roch Ledru Des Essarts, alors colonel de la 55e demi-brigade d'infanterie de ligne. Gand, 12 messidor an XI [1er juillet 1803]. Concernant la plainte du colonel selon qui les conscrits qu'il a reçus du département de l'Escaut « sont estropiés et n'ont pas la taille voulue par la loi ». MINISTRE, DIPLOMATE ET PREFET, GUILLAUME CHARLES FAIPOULT DE MAISONCELLES (1752-1817) fut le condisciple de Carnot à l'École du Génie de Mézières et participa à la guerre d'Indépendance des États-Unis. Engagé politiquement, il entra au club des Jacobins et fit une belle carrière de haut fonctionnaire : secrétaire général du ministère de l'Intérieur en 1792, ministre des Finances d'octobre 1794 à février 1796, il fut ensuite nommé ambassadeur à Gênes avec pour mission de préparer et soutenir la campagne d'Italie de Bonaparte. Il fut après cela chargé d'organiser la République romaine et de mettre de l'ordre dans la République Cisalpine, où il lutta notamment contre les prévarications de Brune et de Championnet. Il devint préfet de l'Escaut sous le Consulat puis, sous l'Empire, ministre des Finances du roi Joseph en Espagne.
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