Lot n° 23

JAGUAR TYPE E 4.2 LITER (SÉRIE…

Vente terminée

Carrosserie roadster, 2 places

Moteur avant, 6 cylindres en ligne

Cylindrée 4 235 cm3

Puissance 269 ch

Vitesse maximale 240 km/h

Kilométrage 62 396 km

Numéro de série 1R12556

(moteur n° 8L61404)


Lorsque la Type E fut dévoilée au Salon de Genève, en mars 1961, des applaudissements spontanés éclatèrent dans le public. Sa vitesse de pointe annoncée de 240 km/h ne faisait que confirmer la sportivité que suggéraient ses lignes époustouflantes. Cerise sur le gâteau, malgré son aspect et ses performances, la nouvelle Jaguar affichait un prix pratiquement deux fois moindre que ses concurrentes italiennes. Ses lignes classiques expriment la performance avec des hanches voluptueusement relevées, un long capot aux ouïes suggestives, des phares carénés et un petit habitacle, rejeté sur l’essieu arrière. On remarque le hayon arrière à ouverture latéral pour accéder au compartiment à bagages ou le capot moteur se soulevant d’un bloc, inspiré des voitures de compétition. Tout comme ses lignes, tracées par William Lyons, le patron de Jaguar lui-même, qui sont directement adaptées de celles des Type D victorieuses au Mans en 1955, 1956 et 1957. Sa structure doit aussi beaucoup à la Type D dont elle emprunte le caisson central monocoque, prolongé par une structure tubulaire à l’avant servant de berceau moteur et d’ancrage à la suspension. Cette structure, ainsi que les panneaux de carrosserie emboutis, explique son prix, équivalent à celui d’une Porsche 356, nettement moins performante et moins prestigieuse, presque la moitié du prix d’une Aston Martin ou d’une Ferrari qui ont, elles, encore recours au châssis tubulaire et à des carrosseries artisanales. Sa suspension à quatre roues indépendantes est, elle aussi, empruntée à la Type D. Côté mécanique, elle reprend le moteur 6 cylindres en ligne de 3,8 litres de sa devancière, la XK 150 S. Avec une puissance revendiquée de 265 ch, la Type E offre des performances en nette amélioration, d’abord en raison d’un poids sensiblement moindre que celui de la XK 150 et aussi grâce aux lignes bien plus aérodynamiques de sa carrosserie. Les 240 km/h revendiqués sont peut-être un peu optimistes, mais la Type E a largement de quoi distancer n’importe quelle sportive et fait jeu égal avec les italiennes les plus exclusives. Pour son habitacle, la Type E a délibérément opté pour l’aspect sportif, abandonnant les boiseries pour un tableau de bord fonction - nel et particulièrement riche, avec de nombreux cadrans et interrupteurs débordant sur la console centrale. Un habillage en cuir vient donner un peu de chaleur à l’ensemble. La Ja - guar Type E avait été conçue et développée comme une voi - ture ouverte, ce qui allait grandement faciliter la tâche pour les versions découvertes, cabriolet et roadster, commerciali - sées en même temps que le coupé, qui jouissaient d’une rigi - dité légèrement inférieure, mais néanmoins bien suffisante, sans afficher de surpoids. La première série, produite de mars 1961 à septembre 1968, atteignit 38 412 exemplaires toutes ver - sions confondues. En octobre 1964, tous les défauts de la première mouture furent corrigés avec l’arrivée de la motorisation 4,2 litres et une boîte entièrement synchronisée à la place de l’ancienne boîte Moss. La carrosserie restait inchangée et la puissance était la même, mais la souplesse y gagnait. À l’intérieur, le plancher plat des premières versions avait disparu au profit d’un « puits » de pédalier, plus confortable. Les spécialistes ont donné à cette seconde mouture 4,2 litres le nom de série 1 ½. Elle prit fin en octobre 1968 avec l’apparition de la série 2 à la carrosserie retrouchée pour se conformer aux normes amé - ricaines. Elle recevait des phares plus grands sans carénage transparent, une calandre élargie, des feux plus grands sous les pare-chocs et différentes modifications de détail. Cette Jaguar Type E série 2 a reçu sa première immatricula - tion le 15 septembre 1970 aux États-Unis. Elle a été rapatriée en Belgique vers 2010 où elle a connu son deuxième proprié - taire. Elle a été achetée par le vendeur chez GT Classics à Bruxelles-Ruisbroek en 2012. Sa peinture qui a reçu un voile il y a 4 ou 5 ans conserve sa couleur d’origine. La voiture est globalement saine et ne montre aucune trace de corrosion perforante. Côté mécanique, elle a subi une révision générale très sérieuse, son joint de culasse a été changé, elle a reçu une nouvelle pompe d’alimentation et une ligne d’échappe - ment neuve, son radiateur a été refait. À l’intérieur, le tableau de bord est en bon état et la sellerie conserve son cuir beige d’époque dans son jus. Les panneaux de portes, présentables, mériteraient cependant d’être remplacés. Elle est vendue avec son manuel d’entretien d’origine et sa carte FIVA porte le n° 050622. 

Titre de la vente
Date de la vente
Localisation
Opérateur de vente