Lot n° 36

Henri ZUBER (1844 - 1909)

Vente terminée
Scène animée au Japon avec vue du Fuji-Yama enneigé
Huile sur toile d'origine
204 x 125 cm
Signé en bas à gauche H Zuber
Porte au dos la marque au pochoir du marchand de toiles Hardy Allan

Provenance :
Collection particulière française

Nous remercions Madame Francine Zuber de nous avoir confirmé l'authenticité de cette oeuvre qui sera incluse au catalogue raisonné actuellement en préparation.

Lorsque l’on naît au sein de la plus belle des manufactures de papier peints et panoramiques, qui, à eux seuls vous promènent dans l’histoire, le temps et les contrées le plus exotiques, quel que soit son don pour les Arts c’est forcément le goût du voyage vers d’autres monde s que l’Alsace et la France qui pousse Henri Zuber à s’engager dans la marine, il s’embarque d’abord sur el Montebello, puis la frégate la Themis qui fut chargée d’escorter au Mexique la Novara, frégate autrichienne qui y portrait l’infortuné Maximilien, Au printemps en 1865 il passa de la Thémis sur la corvette « Le Primauguet » qui ralie la division navale des mers de Chine, partie e s fores navales françaises d’Extrême Orient basées à Saïgon. Au cours du voyage qui le mène des îles Cap vert, au cap de Bonne Espérance, puis vers l’île Maurice, Singapour, Saigon, Hong Kong et enfin Yokohama au Japon, partout et tout le temps il prend des notes et dessine pour son plaisir mais aussi pour de nombreux relevés topographiques.
Au Japon, Zuber trouve en quelque sorte sa terre d’élection, tout le séduit et lui plait : « La rade de Yokohama est admirable, écrit-il : » La côte qui la borde s’arrondit en demi-cercle et déploie un grand luxe de sites aussi variés que charmants ; les maisons de Yokohama et Kanagawa divertissent l’œil et font ressortir le pittoresque des lieux environnants. Dans le lointain le Fuji-Yama, grand volcan couvert de neige détache sa forme régulièrement conique sur l’azur du ciel et semble régner sur la nature. Lorsque les premiers rayons de l’aurore viennent timidement colorer sa cime et qu’une brume légère et transparente estompe les formes délicates de la végétation encore endormie, rien ne saurait égaler le charme mélancolique et tendre du spectacle qui s’offre à la vue. »
« .. J’ai découvert « ma vallée » située à un quart d’heure de la ville, mais on y arrive par un dédale de petits sentiers de sorte qu’elle est à l’abri des fréquentations. Je l’ai découverte un jour où je me promenais crayon à la main et je ne me lasse pas d’y retourner, je rêve à ceux que j’aime et je bâtis des châteaux en Espagne…. »
Henri Zuber fut également un des rares européens, à se rendre à Kamakura, Yokosuka puis l’île de Inosima, et enfin Edo que l’on écrivait Yeddo à l’époque.
Notre tableau peint au retour de Zuber en France représente une scène de plein air très certainement peinte à Tokyo avec le Fuji Yama en fond et devant un torii qui n’’est pas sans rappeler ceux du sanctuaire Arakurayama Sengen situé à Fujiyoshida.
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