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Lot n° 3

CAMP DE BOULOGNE. – CONGREVE (William).…

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CAMP DE BOULOGNE. – CONGREVE (William). Manuscrit signé, en anglais et en français, avec ajout et annexe autographes, intitulé « Memoir containing some of the principal points for the formation of a system of mortar boats to bombard Boulogne », ILLUSTRÉ DE 2 DESSINS ORIGINAUX dont un avec légende autographe (encre et plume). [1804]. 23-(3 dont le dernier blanc) ff. in-folio, vestige de liens de soie verte. UN DES PÈRES DE LA FUSÉE À USAGE MILITAIRE, L’OFFICIER D’ARTILLERIE ET INVENTEUR BRITANNIQUE WILLIAM CONGREVE (1772-1828) joua un rôle important dans l’évolution des techniques à l’époque napoléonienne : en perfectionnant un modèle chinois utilisé par les troupes du sultan de Mysore, il mit au point en 1805 des fusées qui furent employées dans les bombardements de Boulogne (1805, 1806), Gaète (1806), Copenhague (1807), Dantzig (1813), dans la guerre anglo-américaine (1812 et 1814), de même que dans les batailles de Leipzig (1813) et de Waterloo (1815). William Congreve fut également un des premiers à proposer de cuirasser les navires de guerre. L’EMPIRE À FONTAINEBLEAU LUNDI 22 MARS 2021 6 PROJET DE BOMBARDEMENT DE BOULOGNE DEPUIS LA BAIE PAR MORTIERS EMBARQUÉS. Dans le présent mémoire, William Congreve indique d’abord les enjeux stratégiques d’une action sur Boulogne, présente les données tactiques du problème (une flottille française concentrée dans un bassin protégé), indique les principes généraux de la solution qu’il propose (des tirs de mortier depuis la baie), et décrit un plan d’attaque fondé sur trois lignes de vaisseaux de tailles différentes, pour un bombardement éclair d’une heure dont vingt minutes paroxystiques. Il détaille enfin les caractéristiques techniques de ces navires, lougres en première et seconde ligne, bricks en troisième, tous lestés de sable pour ballast, renforcés au niveau des ponts, et portant un mortier orienté dans l’axe de la quille. WILLIAM CONGREVE S’INSCRIT ICI DANS LE PROGRAMME DE RECHERCHES ENGAGÉ PAR LE PREMIER MINISTRE WILLIAM PITT, AUX CÔTÉS DE TECHNICIENS TELS ROBERT FULTON, POUR TROUVER LE MOYEN DE RÉDUIRE À NÉANT LES CAPACITÉS DE PROJECTION MARITIMES DE NAPOLÉON Ier QUI PRÉPARAIT UNE DESCENTE EN ANGLETERRE DEPUIS BOULOGNE. Plusieurs de ses mémoires techniques sur le sujet furent d’ailleurs publiés, notamment Memoir on the possibility, the means, and the importance, of the destruction of the Boulogne flotilla (Londres, J. Whiting, 1806) et Explanation of the plan and intention of the project mortar boat (ibid., 1807). « England perhaps never had a more important enterprise to accomplish, than the destruction of the Boulogne flotilla : whether the security and comfort of her own subjects be contemplated or her respectability in the eyes of Europe – the continual and insolent threats of invasion –, the incessant accumulation of armament within sight of our shores is not to be endured by a great nation... There seems little doubt but that “the most certain mode of destroying the flotilla, collected there, must be by the fire of mortars” because secured as it commonly is in an inner bason with sluices, no fire vessel can approach , while the mere act of throwing shot can at best but produce a temporary inconvenience easily repaired. The two principal points therefore in the bombardment of Boulogne are small vessels to carry the mortars near enough to the harbour, and such missiles as shall inevitably lodge on board the vessels they may strike so as to give the full effect of their fire... It is considered that the enemy can take no means to frustrate the attack... In fact, by such an attack he would be reduced to a complete dilemma. If he remain in his harbour this bombardment must destroy him. If he dare to leave it he exposes himself to every possible annoyance, to our squadron, to our fire ships, & to the elements, against which perhaps he is least of all prepared to contend... » Le premier dessin représente un plan de Boulogne indiquant le placement de la flotte britannique (9 x 19,5 mm, f. 10 v°), et le second dessin est une coupe longitudinale d’un navire équipé d’un mortier (6,5 x 17 mm). De sa main, William Congreve donne ensuite copie des « observations » que Charles-François Du Périer dit Dumouriez, alors en exil en Angleterre, lui a confiées sur son mémoire le 30 septembre 1804. Le général dit considérer que « tous les détails du mémoire sont conformes aux règles de l’art, pleins de génie », propose lui-même des dispositions complémentaires pour assurer la sécurité des vaisseaux, et suggère de faire hâte pour que tout soit prêt en octobre ou novembre 1804 afin d’agir avant que Bonaparte ne fasse désarmer et hiverner sa flottille, « ce qui rendrait moins important l’effet du bombardement, dont le succès ser[ait] bien plus complet s’il détruit la totalité de l’armement ». Il affirme : « ... Cette expédition est digne de la Marine anglaise, la couvrira d’une gloire immortelle, détruira le crédit de Buonaparte dans l’esprit de l’Europe & surtout des Français

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