Lot n° 21

PIERRE-EUGÈNE MONTÉZIN (1874-1…

Vente terminée

Les nymphéas
Huile sur toile, signée en bas à droite
70.5 x 75.5 cm - 27 3/4 x 29 3/4 in.

Un certificat de Cyril Klein-Montézin, en date de juin 2020, sera remis à l'acquéreur.

PROVENANCE
Atelier de l'artiste, offert par l'artisteCollection privée, Neuilly-sur-SeinePuis par descendance au propriétaire actuel

Le tableau que nous présentons ici ne peut renier l'influence des Impressionnistes dans le traitement des reflets de la lumière et de la végétation dans l'eau. Il revisite, s'inspire et se nourrit du travail de ses prédécesseurs. Bien qu'il s‘inscrive dans leur lignée, il ne cherche pas à les copier, il cherche à sublimer cette lumière qui leur est si chère. Il s'agit d'un magnifique hommage à Claude Monet, père fondateur du mouvement impressionniste.

Dans ses paysages, le printemps éclate en touches lumineuses. Il dit lui-même que « Les motifs du paysagiste ne sont certes pas sous le regard mais dans le coeur de l'artiste ». Ici, de délicats nénuphars sont peints ondulant et glissant sur un étang. Les couleurs semblent vibrer sur la toile. La lumière brille à la surface de l'eau et caresse les tiges des plantes. Louis Vauxcelles complimenta l'artiste durant son exposition en 1938 à la Galerie Durand-Ruel à Paris : « Chaque touche, chaque vibration a le poids d'une vérité ».

PIERRE-EUGÈNE MONTÉZIN
Pierre-Eugène Montezin nait à Paris en 1874 et décède en 1946 à Moêlan-sur- Mer, à l'âge de 72 ans. Issu d'une famille aisée, il suit un apprentissage dans une maison de décoration où il se destine à la décoration murale. Très tôt, il se pas­sionne pour la pêche ainsi que la chasse. Il développe un goût prononcé pour la vie en plein air : l'observation des paysages, les odeurs de la campagne et les promenades champêtres. Ce grand amoureux de la nature apprécie travailler aussi souvent que possible au dehors des ateliers, en contact direct avec son sujet, ce en quoi il s'inscrit à la suite des Impressionnistes. Il vit en communion avec la nature en pei­gnant sur le vif le sujet traité. En 1903, le peintre est admis au Salon des artistes français. De plus, Pierre-Eugène Montezin reçoit plusieurs prix prestigieux tels que le prix Rosa Bonheur en 1920. Il est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur en 1923. L'artiste est élu en 1940 à l'Académie des Beaux-Arts de Paris. Le peintre expose ses oeuvres dans de nombreuses galeries telles que la galerie Georges Petit en 1922, la galerie Charpentier en 1933, la galerie du Journal en 1936, la galerie Durand-Ruel en 1938 ou encore la galerie Raphael Gérard en 1943. Les toiles de l'artiste offrent au spectateur une impression de mouvement. Les couches épaisses et rapides de pig­ments rythment la toile et lui inspirent vie et mouvement. Le peintre joue avec les effets de lumière en utilisant de différentes notes de jaunes et de blancs. Ce dernier fabrique lui-même ses pigments afin de donner à sa peinture un aspect sensible.
 
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