Lot n° 38

CLEMENS SAMUEL LANGHORNE [MARK…

L.A.S. « S.L. Clemens » avec un POÈME autographe, Elmira (New York) 1er septembre 1886, To the Bride [à la mariée, Clara SPAULDING] ; 4 pages in-8 (la lettre p. 1-2, le poème p. 3-4) liées par un ruban bleu dans le coin supérieur gauche ; en anglais.
Amusant hommage, en prose et en vers, à une amie pour son mariage.
[Clara SPAULDING était une amie d’enfance d’Olivia (Livy) Langdon, l’épouse de Mark Twain, devenue une amie intime et fidèle du couple Clemens. Le 2 septembre 1886, à 37 ans, elle épousa John B. Stanchfield, un jeune avocat trentenaire d’Elmira. Les Clemens assistèrent au mariage, avec leurs deux filles Susan et Clara, cette dernière étant la filleule de la mariée.]
Comme un reflet trop pâle de l’affection et l’estime qu’il lui porte, et qu’il lui a portées depuis tant d’années, il dépose, parmi des marques plus coûteuses de l’affection d’autrui, ce poème aimant, quoique humble et mesquin. – Que ses vœux chaleureux du cœur l’accompagnent pour son bonheur futur, et une offrande nuptiale de billets de voiture à cheval, peu flamboyants, mais braves et sincères. Clara et lui montent dans leurs propres carrosses, maintenant, mais peu importe, des revers peuvent arriver à chacun ; et si cela leur arrive, à elle et à lui, ils seront préparés : inébranlables, prêts au pire et souriants, ils feront face, car lui aussi a mis de côté quelques-uns de ces tickets…
Suit le POÈME, S’klk ! G’lang !, de cinq strophes, célébrant le courage de ceux qui savent faire un tour (« take a ride »), quels que soient les obstacles et malheurs auxquels ils font face. Les quatre premières strophes célèbrent chacune un personnage exemplaire : Montgolfier, qui ne se plaignit ni ne s’inclina, mais se leva et fit un tour ; Christophe Colomb, décrié par le monde, empocha son contrat, serra sa ceinture, largua les amarres et fit un tour ; Stephenson, l’audacieux, éprouvé par tous les malheurs, qui combattit sans épée et sans bouclier, refusa de céder, ouvrit les valves et fit un tour ; Elijah (le prophète Élie), jadis opprimé, abandonné par ses amis, qui ne marcha ni ne fit voile, ne cria ni ne gémit, – Oupla ! il fit un tour… Et de conclure par un bon conseil : quand les ennuis s’amassent, le tonnerre gronde et la marée monte sombrement, il ne faut pas broyer du noir, mais sourire, espérer, héler ! et faire un tour… Ce poème a été publié par Arthur L. Scott, On the Poetry of Mark Twain (Urbana and London, University of Illinois Press, 1966).
On joint une photographie ancienne de Mark TWAIN avec sa femme (13,2 x 11 cm).
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