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Pham Hau, toujours plus haut

Published on , by Anne Doridou-Heim
Auction on 16 March 2021 - 14:00 (CET) - Salle 6 - Hôtel Drouot - 75009

Les panneaux de ce maître vietnamien de la laque n’en finissent pas d’agiter leurs palmes dans le ciel de l’art moderne. En toute simplicité poétique.

Pham Hau (1903-1995), Pagodes dans un paysage du Tonkin, paravent à six panneaux... Pham Hau, toujours plus haut
Pham Hau (1903-1995), Pagodes dans un paysage du Tonkin, paravent à six panneaux en laque polychrome et or, 105 185 cm.
Adjugé : 567 000 

Dans notre numéro de la semaine dernière (voir l'article L’Indochine dans les hauteurs de la Gazette n° 11 du 19 mars, page 108), nous annoncions un record français pour un paravent de Pham Hau peint et gravé de neuf carpes. Une semaine tout juste plus tard, il revenait, grâce à cette fois six panneaux et un décor luxuriant avec ses aréquiers à la silhouette élancée caractéristique, ses rizières et une pagode. Une véritable signature du paysage du Tonkin qui a mené cette pièce à 567 000 € et à la première place sur le marché français de l'artiste (source : Artnet). Il n’est plus utile de rappeler ici le parcours à l’École des beaux-arts d’Hanoï de son auteur, la seule véritable interrogation portant sur le résultat de sa prochaine œuvre proposée en vente. Et à n’en pas douter, il y en aura d’autres… Emportées par ses palmes dans le vent, les peintures modernes occidentales accrochées aux cimaises profitaient de beaux résultats. Signées de noms d’acteurs de la «réalité poétique», elles provenaient de la collection d’un couple d’amateurs. Elles sont les fruits d’un groupe artistique nommé ainsi vers 1935 par Gisèle d’Assailly, journaliste et femme de lettres, composé initalement de trois puis de huit membres. Formés aux Arts déco pour la plupart d’entre eux, ils revendiquent une approche de la figuration influencée par l’art intime des nabis et offrent une peinture sereine et colorée, loin des tourments du monde. C’est ce qui en fait le charme et la poésie, comme devrait le montrer une exposition prévue cet été au musée Yves Brayer des Baux-de-Provence. Et puisqu’elle est de saison, commençons par les 7 560 € de la toile intitulée Printemps dans les Maures (92 73 cm) de Raymond Legueult (1898-1971), l’un des huit fondamentaux avec Jules Cavaillès (1901-1977) – 6 804 € pour son Compotier et bouquet à la table verte (60 73 cm) de 1938 – et Constantin Terechkovitch (1902-1978), le trio ayant eu tout particulièrement les faveurs des collectionneurs. Du dernier, un Nu au chapeau (huile sur carton, 78 58 cm) séduisait à 5 796 € et Le Déjeuner rue Boulard (64 50 cm), pris en 1946, à 5 292 €.

Tuesday 16 March 2021 - 14:00 (CET) - Live
Salle 6 - Hôtel Drouot - 75009
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