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Le charme des arts décoratifs du XXe siècle

Published on , by Anne Doridou-Heim
Auction on 05 November 2021 - 16:00 (CET) - 19, rue de la Grange-Batelière - 75009 Paris

Les talentueuses Chana Orloff et Line Vautrin, accompagnées d’une jeune fille mélancolique transcrite à la laque par Jean Dunand, attiraient tous les regards.

Chana Orloff (1888-1968), Torse, bronze à patine doré nuancé, fonte d’édition posthume... Le charme des arts décoratifs du XXe siècle
Chana Orloff (1888-1968), Torse, bronze à patine doré nuancé, fonte d’édition posthume de Susse, numéroté EA 2/2, h. 124,5 cm.
Adjugé : 130 000 

Vous aurez reconnu, ornant déjà la page 50 de la Gazette n° 38 (voir l'article Cent ans d’arts décoratifs : Ruhlmann, Gallé, Prouvé...), la Jeune fille assise représentée à la laque en 1929 par Jean Dunand. Celle-ci acceptait, sans sortir de sa mélancolie silencieuse, un résultat de 117 000 €. Bien plus proche d’une peinture que d’un panneau décoratif, elle est bien jolie, et le miroir aux sequins de Line Vautrin (1913-1997) aurait pu le lui dire pour lui rendre son sourire. Réalisé évidemment en talosel, de forme circulaire (diam. 50 cm), cet objet de charme nanti d’une couronne composée d’un assemblage de petits miroirs teintés polychromes captait 123 500 €. Le Torse (reproduit page 112) féminin en bronze à patine doré nuancé de Chana Orloff acceptait, lui, bien volontiers de se prêter au jeu des regards : il les recherchait même et les retenait à hauteur de 130 000 €. S’il s’agit d’une fonte posthume de Susse, ce qui était clairement mentionné, le modèle remonte à 1912, soit aux toutes premières années de création de l’artiste d’origine ukrainienne. Il en porte déjà toute la puissance expressive. En effet, il présente des formes simplifiées, des proportions allongées, un traitement lisse des surfaces et une composition résolument frontale. Le tout n’est pas sans faire écho à la stylisation extrême des idoles cycladiques et à un certain Modigliani qu’elle vient de rencontrer. Chantre de l’art nouveau, Émile Gallé (1846-1904) avec un vase en verre ambré (h. 18,5 cm) habité de délicates libellules émaillées s’ébattant sur sa panse, porté à 39 000 €, faisait jeu égal avec quatre portes monumentales (309 73,5 cm) en bois de placage, miroir et bronze doré exécutées par l’un des maîtres de l’époque art déco, Émile-Jacques Ruhlmann (1879-1933), pour le compte de l’architecte Alfred Porteneuve. Demeter Chiparus (1886-1947) esquissait durant le même temps un pas à 75 400 € avec un modèle de Danseuse espagnole (h. 58 cm) en bronze doré et ivoire. Un dernier mouvement de charme.
 

Jean Dunand (1877-1942), Jeune fille assise, 1929, panneau de bois laqué partiellement gravé et laque arrachée, cadre d’origine laqué, 86 
Jean Dunand (1877-1942), Jeune fille assise, 1929, panneau de bois laqué partiellement gravé et laque arrachée, cadre d’origine laqué, 86 62 cm.
Adjugé : 117 000 
Friday 05 November 2021 - 16:00 (CET) - Live
19, rue de la Grange-Batelière - 75009 Paris
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