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La Société des amis des musées d’Orsay et de l’Orangerie

On 14 April 2017, by Anne Foster

Fondée en 1980 pour accompagner la naissance du musée d’Orsay, la SAMO peut se flatter d’avoir participé à l’enrichissement des collections et soutenu avec dynamisme des événements culturels.

La Société des amis des musées d’Orsay et de l’Orangerie
James Tissot (1836-1902). Jardinière en émaux cloisonnés polychromes dans le goût chinois, et anses en forme de femmes en bronze doré, pieds en cristal de roche, vers 1882, h. 28, l. 74, pr. 31 cm.
Don de l’artiste à Maurice de Brunhoff, vente du 4 décembre 2016, Fontainebleau, Osenat OVV.
Acquisition par le musée d’Orsay sur le marché de l’art.

L’acronyme de la Société des amis des musées d’Orsay et de l’Orangerie est identique  mais c’est certainement un hasard  au pseudonyme de Basquiat. Cet artiste majeur de la seconde moitié du XXe siècle signait, à ses débuts, ses graffitis du nom de SAMO. Ses adhérents sont, à l’inverse, des passionnés de la seconde moitié du XIXe siècle, période particulièrement foisonnante pour toutes les formes d’art. Les moyens alloués au musée d’Orsay qui couvre cette époque si créative (1848-1914) ne peuvent suffire à l’enrichissement des collections et aux travaux de recherches de ses conservateurs. C’est la mission principale de l’association régie par la loi de 1901 : participer aux acquisitions et organiser des dons.
Structure et avantages
Portée sur les fonts baptismaux par des mécènes aussi prestigieux et actifs sur l’ensemble de la scène culturelle que Louis-Antoine Prat, le comte de Ribes et Emmanuel de Margerie, la SAMO a vu son rôle croître avec le rattachement du musée de l’Orangerie. Son bureau est élu pour une durée de trois ans par le conseil, dont les membres sont eux-mêmes élus pour trois ans en assemblée générale : il est aujourd’hui présidé par Jean-Louis Milin, la présidence d’honneur revenant à la comtesse de Ribes. Dépendant du nombre de ses adhérents  elle en compte aujourd’hui un peu plus de six cents , la SAMO a mis en place divers niveaux pour que tous les passionnés de la seconde moitié du XIXe siècle puissent la rejoindre : jeunes mécènes, bienfaiteurs et sociétaires. Rappelons que les adhérents bénéficient d’une réduction fiscale, de l’entrée gratuite aux collections et d’un accès prioritaire aux expositions des musées d’Orsay et de l’Orangerie. Grâce à des partenariats avec d’autres musées, foires et salons, les membres disposent de tarifs réduits, ou de la gratuité pour une ou deux journées pour ces manifestations, et se voient offrir des visites privées et commentées, tant en France qu’à l’étranger.
Acquisitions et dons
Grâce à ses adhésions, complétées par des dons de ses membres, la société est à la tête d’une enveloppe dont le montant est révélé lors de son dîner de gala. Les dix-huit conservateurs du musée peuvent faire appel à ce fonds pour des achats rapides, comme ceux effectués en ventes publiques. Première étape, le conservateur parle de son souhait au président du musée d’Orsay, et sollicite celui de la SAMO. Deuxième étape, il le présente au conseil d’administration, soit en personne s’il a pu être réuni à temps, soit par une notice argumentée à tous ses membres. La troisième étape consiste, une fois le choix de l’objet approuvé, à réunir le conseil de la SAMO et à le soumettre au vote. «Cette disponibilité est précieuse», souligne Yves Badetz, conservateur général au musée d’Orsay, anciennement chargé des acquisitions. «Elle nous permet d’enrichir nos collections dans des secteurs de niche  c’est-à-dire hors mode (voir Trois questions à, page 222). «L’occasion fait le larron. Une lecture attentive des catalogues que nous envoient les maisons de ventes, celle obligatoire chaque semaine de la La Gazette Drouot, des propositions spontanées de marchands ou de particuliers, des visites aux foires, salons… Nous achetons aussi à l’étranger grâce à Internet. C’est à la fois fantastique et un peu frustrant : on ne peut pas tout avoir, mais on essaie de suivre l’objet convoité. Qui sait, il peut réapparaître et être dans nos moyens !» Ou solliciter un don du propriétaire. Le don est le moyen simple et économique d’accueillir de nouveaux objets. Même les acquisitions de la SAMO sont des dons ; chacune porte cette mention sur le cartel : «don par l’intermédiaire de la SAMO de…» Une bonne fée qui veille au dynamisme du musée.

À SAVOIR
Société des amis des musées d’Orsay et de l’Orangerie,
62, rue de Lille, Paris VIIe, tél. : 01 40 49 48 34,
www.amis-musee-orsay.org

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