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De père en fils, les plaisirs de l’hiver en Flandres

Published on , by Philippe Dufour

Il s’agit de l’une des nombreuses reprises par Pierre Bruegel le Jeune du tableau de son père Bruegel l’Ancien… et des plus recherchées.

Pierre Bruegel le Jeune (1564/1565-1636), La Trappe aux oiseaux, huile sur panneau,... De père en fils, les plaisirs de l’hiver en Flandres
Pierre Bruegel le Jeune (1564/1565-1636), La Trappe aux oiseaux, huile sur panneau, 38 55 cm.
Adjugé : 744 000 

Analysée longuement dans la Gazette n° 18 (voir l'article Un best-seller de la dynastie Bruegel de la Gazette n° 18, page 115), cette composition inédite s’avère être l’une des versions de La Trappe aux oiseaux, d’après l’original peint par Pierre Bruegel l’Ancien en 1565. Notre réplique sur panneau (38 55 cm) est due au pinceau de son fils, prénommé également Pierre et qui, comme on le sait, a souvent imité les œuvres de son père, les copiant même à la requête de certains collectionneurs de son temps. L’un des best-sellers les plus demandés semble avoir longtemps été cet impressionnant paysage d’hiver, qui a toujours ses adeptes, puisqu’il s’envolait ici à 744 000 €. Recélant des dizaines de détails fascinants, il s’anime de groupes de patineurs s’adonnant à leur passe-temps favori. Ces villageois, des plus âgés aux plus jeunes, s’élancent sur la rivière gelée, ou jouent à une sorte d’ancêtre du hockey sur glace. Mais c’est un détail situé sur la droite qui donne son nom à la peinture : on découvre sur la rive neigeuse un trébuchet, ou piège à oiseaux, qu’un guetteur caché dans une habitation ne va pas tarder à actionner à l’aide d’une corde, lorsque les volatiles se seront aventurés sous la trappe… Autre point fort de la session dijonnaise, mais plus abordable avec un résultat de 15 872 € : l’Étude de tête de vieillard, vue également dans la Gazette n° 18 (voir l'article Figure du XVIIIe siècle de la Gazette n° 18, page 121). Il s’agit d’une œuvre sensible de François-André Vincent, lequel a séjourné à Rome de 1771 à 1775, ayant obtenu le fameux Grand Prix qui permettait d’y peaufiner son art. Le thème traité sur cette toile marouflée (65,6 54,4 cm) rappelle les liens qui l’unissaient à Honoré Fragonard dans la Ville éternelle. Enfin, on gagnait le XXe siècle à travers une peinture de Roderic O’Conor, un Nu allongé des années 1915-1917 ; la toile (46 55 cm) partait à 11 408 €.

Sunday 15 May 2022 - 14:30 (CEST) - Live
13, rue Paul-Cabet - 21000 Dijon
Sadde Hôtel des ventes de Dijon
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