Gazette Drouot logo print

Collection du baron de Breteuil et consorts

Published on , by Christophe Provot
Auction on 03 June 2022 - 11:00 (CEST) - Salle 5-6 - Hôtel Drouot - 75009

Qu’ils émanent d’une famille de serviteurs de la Couronne, d’un hôtel particulier parisien richement fourni ou d’une importante collection aristocratique, les meubles et objets d’art du XVIIIe rencontraient un joli succès, avec en sus de nombreuses préemptions.

Saint Germain père et fils, vers 1770, vers 1745-1750, cartel et sa console en bronze... Collection du baron de Breteuil et consorts
Saint Germain père et fils, vers 1770, vers 1745-1750, cartel et sa console en bronze ciselé et doré, cadran émaillé signé comme le mouvement «Gudin à Paris», h. 123 cm.
Adjugé : 148 120 

Le néoclassicisme mesuré du bureau plat (79 129,5 64,5 cm) dit «à la grecque» estampillé Philippe Claude Montigny (1734-1800), d’époque Louis XVI et posé en page 49 de la Gazette n° 21 (voir l'article Un bureau de Philippe Claude Montigny), changeait d’intérieur moyennant 193 200 €. Resté en mains privées jusqu’à ce jour, il provient de l’hôtel particulier – sis au 18, avenue Montaigne à Paris – bâti en 1892 pour Jules Porgès, le «roi du diamant», et son épouse. Une photographie de 1910 le montre trônant dans la bibliothèque, non loin d’un tableau de Watteau, Les Comédiens italiens, passé dans la collection Paul-Louis Weiller – dispersée à Drouot en avril 2011 – et maintenant conservé au Getty Museum de Los Angeles. Un peu plus ancien puisque d’époque Louis XV, un important cartel — et sa console — en bronze doré suscitait l’enthousiasme à hauteur de 148 120 €. Inconnu jusqu’à récemment, il devient le huitième exemplaire d’un modèle créé vers 1735 par Charles Cressent et dont la production s’est poursuivie après 1745-1750 dans l’atelier de Saint Germain père et fils. Ornant la couverture du catalogue ainsi que la page 14 de la Gazette n° 20, le Portrait de Louis-Auguste Le Tonnelier, baron de Breteuil par Jean-Laurent Mosnier (1743-1808) était disputé jusqu’à 90 160 €. Résultat identique pour la paire de tableaux de Christian Wilhelm Ernst Dietrich (1712-1774), La Tunique de Joseph portée à Jacob et Joseph racontant ses songes (voir page 16 de la même Gazette), offerte au précédent par le prince-électeur de Saxe. Les archives du baron et de sa famille suscitèrent l’intérêt du musée du Palais princier de Monaco, lequel préempta pas moins de quinze lots, et des Archives nationales, qui firent de même pour cinq numéros. Le musée des Arts décoratifs repartait avec une étonnante paire de coupes en carton laqué rouge montées sur bronze ciselé et doré, emportée à 14 812 € (reproduite ci-dessus). Elle est attribuée à Étienne-Simon Martin, de la dynastie qui inventa le fameux vernis du même nom imitant la laque. Signalons également les 88 872 € reçus par Hubert Robert (1733-1808) pour sa toile Caprice de ruines antiques, animées de sept figures, avec la pyramide de Caius Cestius (96 145,5 cm), et les 32 200 € obtenus par l’épée de cour du baron de Breteuil.
 

Attribuée à Étienne-Simon Martin (?-1770), vers 1740-1750, paire de coupes en carton recouvert de laque rouge, riche monture en bronze cis
Attribuée à Étienne-Simon Martin (?-1770), vers 1740-1750, paire de coupes en carton recouvert de laque rouge, riche monture en bronze ciselé et doré, 13 17,5 cm.
Adjugé : 14 812 €, préempté par le musée des Arts décoratifs.
Friday 03 June 2022 - 11:00 (CEST) - Live
Salle 5-6 - Hôtel Drouot - 75009
Coutau-Bégarie
Gazette Drouot
Gazette Drouot
Welcome La Drouot Gazette offers you 2 Articles.
You still have 1 article(s) left to read.
I subscribe