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Au chiffre d'Eugène de Beauharnais par Odiot

Published on , by Sophie Reyssat
Auction on 25 June 2022 - 10:00 (CEST) - 9-11, rue Royale - 77300 Fontainebleau

Les souvenirs des grands hommes côtoyaient œuvres d’art et mobilier inspirés par l’Antiquité.

Premier Empire (1809-1815). Coupe couverte en vermeil au chiffre «E» sous couronne... Au chiffre d'Eugène de Beauharnais par Odiot
Premier Empire (1809-1815). Coupe couverte en vermeil au chiffre «E» sous couronne d’Eugène de Beauharnais, poinçons d’orfèvre Odiot, poinçons de titre 950 et de moyenne garantie Paris (1809-1819), diam. 28 (coupe), h. 32 cm.
Adjugé : 51 250 

Consacré au premier Empire, le samedi 25 juin remportait les plus beaux résultats. Restées dans la descendance du duc de Bassano, 21 miniatures de souverains et de princes, données par ces derniers à l’homme d’État, ministre des Affaires étrangères entre 1811 et 1813, composaient un tableau qui racontait l’histoire de l’Europe moyennant 68 750 €. Le souvenir d’Eugène de Beauharnais, fils adoptif de Napoléon Ier, était évoqué par cette coupe d’Odiot, dont l’estimation haute était doublée, à 51 250 €. Les cygnes de ses anses sont un motif récurrent depuis le Consulat. Associé à l’eau, l’animal attribut d’Apollon, symbole de séduction et d’élégance, est fréquemment associé aux objets de la table et de la toilette. L’Antiquité s’illustrait également sur une pendule en marbre blanc et bronze doré figurant le Couronnement de l’Amour d’après Claude Michallon, admirée à hauteur de 50 000 €. Elle porte l’inscription «exécuté par J.P. Crugin - 1806» (voir l'article Des grands hommes aux beaux-arts de la Gazette n° 25, page 115). Le mobilier n’était pas en reste, un masque de Gorgone ornant la ceinture d’un lit de repos en acajou de 1800-1807 attribué à Molitor, qui changeait d’intérieur pour 33 125 €. Reposant sur des pieds en jarret à griffes de lion, il est également sculpté de mascarons à têtes de Méduse et de lions ailés mordant des rinceaux sur ses chevets. Une préemption était au rendez-vous pour le château de Rueil-Malmaison : la toile peinte en 1860 par Victor Philippe Auguste de Fauque de Jonquières, montrant Napoléon Bonaparte libérant les prisonniers du Temple accompagné de Nicolas Frochot, préfet de la Seine et de Paris, décrochée à 12 500 € (117 90 cm, voir article cité ci-dessus de la Gazette n° 25, page 114). L’Empereur Napoléon III en pied, en uniforme de général devant le trône des Tuileries présidait le dimanche, 25 000 € étant prononcés pour ce portrait peint vers 1853 dans l’entourage de Winterhalter, et peut-être dû à Charles-Louis Müller (230 155 cm).

Saturday 25 June 2022 - 10:00 (CEST) - Live
9-11, rue Royale - 77300 Fontainebleau
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