Art Basel Viewing Room : succès virtuel

On 02 July 2020, by Agathe Albi-Gervy

La seconde édition du Online Viewing Room d'Art Basel, qui remplaçait la foire de Bâle, a enregistré des résultats plus que satisfaisants, contrairement à la première édition qui s'est tenue en mars.

Mark Bradford, The Press of Democracy, 2020, technique mixte sur toile, 287 359,4 cm.
© Mark Bradford - Courtesy the artist and Hauser & Wirth

Pour Art Basel, la machinerie paraît désormais être rodée : après une première édition en ligne qui a souffert, en mars, de quelques anomalies, la seconde édition de son Online Viewing Room semble s’être améliorée. Si le premier rendez-vous digital faisait suite à l’annulation de son édition hongkongaise, celui qui s’est tenu du 17 au 26 juin venait remplacer la foire de Bâle, elle aussi supprimée pour raisons sanitaires. Comme pour une foire classique, c’est lors des deux premiers jours de preview VIP que tout se joue. Et dans ce court intervalle, les 282 marchands internationaux ont réussi à convaincre les collectionneurs –parmi les 230 000 visiteurs comptabilisés sur le site – d’acheter en ligne des œuvres d’art contemporain, pour des prix dépassant largement les six chiffres. À l’ouverture, les organisateurs ont estimé la valeur totale des 4 000 pièces exposées à hauteur de 740 M$. Selon Artnet, Gladstone Gallery a ainsi cédé une toile de Keith Haring pour 4,75 M$, tandis que David Zwirner a vendu un Balloon Venus Lespugne (Red) de Jeff Koons pour 8 M$, un record de vente numérique pour la galerie. La toile la plus chère provenait cependant du stand virtuel d’Hauser & Wirth : il s’agit d’une œuvre de l’Américain Mark Bradford exécutée cette année même, The Press of Democracy, qui a trouvé preneur pour 5 M$. Pendant l’événement, l’enseigne suisse a d’ailleurs vendu vingt œuvres, parmi lesquelles deux de Simone Leigh, promises à des musées américains, une de Rashid Johnson, acquise par une fondation sud-américaine, et une autre de Nicole Eisenman, destinée à une fondation européenne. Parmi les autres peintres au top des ventes, signalons Kerry James Marshall, dont une toile de 2015 défendue par David Zwirner a été achetée par une institution américaine pour 3 M$, Georg Baselitz, dont une création de 2012 a été cédée 1,66 M$ chez White Cube, ou encore le très demandé George Condo, dont une production récente est partie à 1,4 M$, toujours chez Hauser & Wirth.

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