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6 questions à Joseph Allen Shea

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Le commissaire indépendant australien a cofondé sa galerie à Paris, en 2013. L’enseigne du 3e arrondissement, attachée à la dimension éthique du travail de galeriste, est devenue l’une des références en art contemporain de la capitale. Rencontre à l'occasion du Paris Gallery Weekend.

© DR 6 questions à Joseph Allen Shea
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Ce qui a déclenché votre vocation ?
On ne peut pas vraiment parler de vocation. L’envie est venue progressivement. C’était un moyen de travailler au plus près des artistes et de partager avec d’autres leur travail.

Mais si tout était à refaire, vous seriez…
Je referais la même chose. Il n’est jamais trop tard pour apprendre de ses merveilleuses erreurs.

Votre dernier coup de cœur ?
À l’occasion d’un passage à Édimbourg pour une exposition d’Angelica Mesiti, je suis retombé amoureux d’un Magritte des Galeries nationales d’Écosse, dont je m’étais pourtant lassé au fil du temps. L’œuvre est une représentation réaliste très soft – la force de Magritte – du pubis d’une femme, le cadre doré étant sensuellement sculpté pour épouser la forme de ses hanches.

L’artiste ou l’objet d’art que vous aimeriez présenter ?
Nous présentons actuellement la série « Billiards », réalisée entre 1976 et 1979 par Jacqueline de Jong, une artiste que je rêvais d’exposer depuis longtemps. J’aurais aimé inclure une œuvre de 1976, intitulée Le Carambole, inspirée par un burin de Joris Minne, mais elle est actuellement montrée dans la rétrospective du Kunstmuseum de Ravensburg. De 2 mètres de haut, elle présente d’étonnantes perspectives, ainsi que des jeux sur le langage et l’érotisme, emblématiques de ses meilleures créations.

La phrase professionnelle que vous répétez souvent ?
L’histoire de l’art avant le marché !

Vos projets ou prochains temps forts ?
Peaufiner l’exposition Jacqueline de Jong, que nous sommes heureux de faire coïncider avec Paris Gallery Weekend. J’attends également avec impatience le solo show de Daniel Turner, avec Elena Filipovic, à la Kunsthalle de Bâle en septembre, et le projet à long terme de Boris Achour qui arrivera en juin prochain à la galerie Allen.

Galerie Allen,
6, passage Sainte-Avoye, accès depuis le 8, rue Rambuteau,
Paris 
IIIe, tél. : 01 45 26 92 33, sur rendez-vous.
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