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Zao Wou-ki, Signac, Picabia et Codreano

Publié le , par Anne Doridou-Heim
Vente le 29 mars 2022 - 14:30 (CEST) - Salle 9 - Hôtel Drouot - 75009

De Zao Wou-ki à Signac, en passant par Picabia et Irène Codreano, l’art du XXe siècle affichait toute sa variété.

Zao Wou-ki (1921-2013), 9.9. 1970, huile sur toile, 55 x 65 cm. Adjugé : 502 320 €...  Zao Wou-ki, Signac, Picabia et Codreano
Zao Wou-ki (1921-2013), 9.9. 1970, huile sur toile, 55 65 cm.
Adjugé : 502 320 

Le singulier maître chinois de l’abstraction lyrique, passeur d’histoire et de culture, était favori tant chacune de ses apparitions suscite de belles enchères. Celle-ci ne dérogeait pas à la règle et 9.9.1970 remportait fièrement 502 320 €. L’œuvre date de septembre 1970, trois mois avant une exposition consacrée à l’artiste par la Galerie de France à Paris – celle-ci en provient. C’est aussi l’époque où de grands changements s’apprêtent à s’opérer dans son travail. Grâce à l’impulsion d’Henri Michaux, il retrouve le plaisir de la peinture à l’encre, usant du médium sur de grands formats et diluant ses huiles sur le fond de la toile un peu à la manière du lavis, replongeant avec délectation dans ses racines chinoises. En attendant, et c’est bien ce que montre cette peinture, son graphisme est toujours plus frappant : il relève à la fois de la calligraphie et du geste abstrait, le tout se déroulant dans l’environnement fluide de la toile et dégageant une belle impression de lumière, renforcée par le choix de la palette en camaïeu de verts. Zao Wou-ki partageait les cimaises avec d’autres noms connus ou plus discrets des arts plastiques du XXe siècle, à commencer par celui de Francis Picabia (1879-1953). L’artiste et écrivain avait dessiné au crayon et à l’aquarelle une Espagnole à la mantille (30,5 20,5 cm), présentée dans un cadre en parchemin teinté vert décoré de lames de miroir de la relieuse Rose Adler (1890-1959). L’alliance des deux donnait un résultat de 74 704 €. Puis venait à 46 368 € Paul Signac (1863-1935) avec une aquarelle au sujet portuaire – sa madeleine de Proust –, Samois, l’écluse (24,4 34,6 cm), exécutée en 1900 et donc inscrite tout juste dans le nouveau siècle. Les courbes d’une Jeune femme (h. 91 cm) taillées dans la pierre beige par Irène Codreano (1897-1985) s’affichaient quant à elles à 45 080 €. Une jolie reconnaissance en forme de record mondial (source : Artnet) pour cette sculptrice d’origine étrangère, peu fréquente sur le marché. Venue de Roumanie pour être l’élève de Bourdelle et de Brancusi, elle avait portant gagné sa place parmi les tenants de la modernité.

mardi 29 mars 2022 - 14:30 (CEST) - Live
Salle 9 - Hôtel Drouot - 75009
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