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Yves Saint Laurent aux musées

Publié le , par Virginie Chuimer-Layen

À l’occasion du soixantième anniversaire du premier défilé d’Yves Saint Laurent, six musées parisiens, dont le musée d’Art moderne de Paris, le Centre Pompidou, le Louvre ou le musée national Picasso, font converser in situ des œuvres de leurs collections permanentes avec certaines de ses pièces les plus emblématiques....

Exposition « Yves Saint Laurent aux musées », musée d’Orsay. © Nicolas Mathéus  Yves Saint Laurent aux musées
Exposition « Yves Saint Laurent aux musées », musée d’Orsay.
© Nicolas Mathéus

À l’occasion du soixantième anniversaire du premier défilé d’Yves Saint Laurent, six musées parisiens, dont le musée d’Art moderne de Paris, le Centre Pompidou, le Louvre ou le musée national Picasso, font converser in situ des œuvres de leurs collections permanentes avec certaines de ses pièces les plus emblématiques. C’est toutefois dans ses archives et ses nombreux dessins que l’on plonge au musée Yves Saint Laurent Paris et au musée d’Orsay. Au cinquième étage de ce dernier, son admiration sans bornes pour Marcel Proust est mise en valeur. « À dix-huit ans, j’ai commencé À la recherche du temps perdu. Je reprends souvent le livre sans l’achever, j’ai besoin d’avoir devant moi cette œuvre extraordinaire », disait-il. Créées en décembre 1971 pour le « bal Proust » organisé par Marie-Hélène et Guy de Rothschild pour célébrer le centenaire de la naissance de l’écrivain, de splendides robes de style Belle Époque en satin ivoire, inspirées des personnages du roman, mais aussi quelques-uns de ses légendaires smokings féminins, ont trouvé parfait écrin dans le salon de l’Horloge. Dans le cabinet des arts graphiques, des croquis au graphite noir sont présentés à côté de pétillantes gouaches et de photographies, pour la plupart inédits. Les croquis de robes ou les esquisses pour des costumes de la pièce L’Aigle à deux têtes de Jean Cocteau, en 1978, restituent la fluidité des silhouettes, comme la vivacité d’un trait sûr et enlevé. Sophistiqués, gracieux, colorés, ses projets de coiffes, robes ou décors pour « Le Bal des Têtes » donné par Alexis de Redé, en juin 1957, présentent des visages de femmes coiffées de pyramides de fleurs, ou encore un somptueux décor de table révélant, dans une palette froide et équilibrée, son appétence pour les lourdes nappes à rubans et les scénographies foisonnantes. Tout l’univers proustien retranscrit avec élégance en quelques lignes et dessins d’un créateur très prometteur.


Musée d’Orsay,
esplanade Valéry-Giscard-d’Estaing, Paris 
VIIe, tél. : 01 40 49 48 14.
Jusqu’au 15 mai 2022.
www.musee-orsay.fr
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