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Yannick Lintz, tisser du lien pour changer le regard

Publié le , par Anne Doridou-Heim

La directrice du département des Arts de l’Islam au musée du Louvre dévoile les enjeux de dix-huit expositions déployées à travers la France, afin de montrer au grand public toutes les beautés de cette civilisation.

© Florence Brochoire Yannick Lintz, tisser du lien pour changer le regard
© Florence Brochoire
En 2003, Jacques Chirac manifeste sa volonté de faire entrer une civilisation nouvelle au Louvre, comme symbole de dialogue culturel et de lutte contre la fracture sociale. À  sa création en 2012, les Arts de l’Islam deviennent ainsi le huitième département de l’institution. Spécialiste du monde oriental entrée au musée en 2004, Yannick Lintz arrive à leur tête en 2013 pour succéder à Sophie Makariou, consciente de ce que sa fonction représentait dans le contexte international, avec la montée de l’islamisme radical et de l’islamophobie. Elle explique «qu’évidemment nous sommes là pour étudier et enrichir les collections, mais aussi pour dynamiser et valoriser ce patrimoine sur l’ensemble du territoire national, avec la conviction de l’importance des années à venir sur la question de l’Islam. J’aime le sentiment d’une utilité sociale. Avec le projet “Arts de l’Islam  : un passé pour un présent”, je ressens celui d’une responsabilité sociétale». Quelle est la genèse de ce programme très ambitieux ? J’ai organisé un colloque à l’École du Louvre en 2016, pour créer le Réseau d’art islamique en France  : nous avons pu dresser une cartographie des collections dans l’ensemble des musées français, et c’est cette étude qui nous a permis d’établir la liste des villes partenaires du…
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