Vincent Huguet

Le 20 février 2020, par La Gazette Drouot

Après avoir fait ses armes auprès de Patrice Chéreau, Vincent Huguet signe sa première mise en scène pour l’Opéra national de Paris avec Manon, de Massenet, à partir du 29 février.

Vincent Huguet
© Laurent Champoussin

Êtes-vous plutôt peinture, objet, photo… ?
Tout ça, et aussi sculpture, gravure, design, céramique… c’est un grand plaisir d’être surpris et séduit au fil des voyages, des projets, des rencontres par des formes artistiques qui me laissaient indifférent auparavant.   
Votre dernier coup de cœur culturel ?
Le Traître de Marco Bellocchio, un film extraordinaire sur la mafia et la Sicile, qui commence par là où Le Guépard se termine, une fête crépusculaire.   
Une œuvre que vous aimeriez posséder ?
Une grande gouache de Bram Van Velde, parce que c’est un premier amour, et une terre cuite antique.   
L’artiste qui vous touche ?
Cy Twombly reste une passion à part, j’ai eu la chance de le rencontrer chez lui, à Gaeta, et j’entretiens avec son œuvre une relation presque fétichiste. Quand l’Opéra de Paris m’a proposé de mettre en scène Manon, la première chose que j’ai demandée est qu’on utilise le rideau qu’il a peint pour Bastille et que l’on voit trop rarement.  
Tendance FIAC ou Biennale Paris ?
FIAC, complètement, je trouve que c’est un rendez-vous très joyeux au cours duquel toute la ville est en effervescence et où l’art contemporain devient un sujet national pendant quelques jours. C’est déjà ça !  
Existe-t-il un fil conducteur dans vos acquisitions ?
Clairement, le papier : au début, c’était pour des raisons financières, mais en réalité, j’aime particulièrement les œuvres sur papier, leur précision, leur fragilité, leur texture, et c’est ce qui me touche le plus. 

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