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Une thérapie bien récompensée pour Phan Chanh

Le 15 mars 2018, par Philippe Dufour

Il avait fait l’objet d’un Zoom régions dans la Gazette n° 8, page 34 : l’artiste vietnamien Nguyen Phan Chanh n’a pas déçu ses admirateurs en enregistrant 97 790 €, à Cannes, pour son œuvre L’Acupunctrice. Datée de juillet 1931, cette encre et gouache sur soie était présentée sur une estimation maximale de 10 000 €, mais…

Une thérapie bien récompensée pour Phan Chanh
Nguyen Phan Chanh (1892-1984), L’Acupunctrice, 1931, encre et gouache sur soie, signée, cachets et date «juillet 1931», 66 x 53,5 cm. Adjugé : 97 790 €

Il avait fait l’objet d’un Zoom régions dans la Gazette n° 8, page 34 : l’artiste vietnamien Nguyen Phan Chanh n’a pas déçu ses admirateurs en enregistrant 97 790 €, à Cannes, pour son œuvre L’Acupunctrice. Datée de juillet 1931, cette encre et gouache sur soie était présentée sur une estimation maximale de 10 000 €, mais pulvérisait les espérances en se hissant à ce très beau prix. Il faut rappeler que ce peintre, passé par la célèbre École des beaux-arts de Hanoï, est aussi l’un des premiers à en être sorti, et qu’on le considère comme le chef de file de la première génération d’artistes issus de familles locales. D’où de très bons scores, en particulier quand l’œuvre affiche un pedigree parfait, à l’image de notre scène thérapeutique, acquise sur place et quelque temps après sa création par le Dr Le Roy des Barres. Exotique également, mais à sa façon, une paire de vases en vermeil, pesant 84 zolotniks, de forme bulbeuse effilée et à décor en émail floral polychrome cloisonné : elle a été réalisée à Moscou, entre 1899 et 1908 pour l’un, et entre 1908 et 1917 pour l’autre. Son auteur ? L’orfèvre P. Ovchinnikov, qui laisse son «aigle» de fournisseur de la cour impériale. D’un poids de 1 050 g, les deux précieux réceptacles totalisaient 26 670 €. Clôturons cet espace dévolu aux lointains, par un lot insolite : un tigre du Bengale naturalisé en entier en position assise, gueule ouverte d’une hauteur de 117 m (CITES I/A Panthera tigris délivré par les autorités du Danemark en date du 23 janvier 2018), qui arrachait pas moins de 19 050 €. Puis, retour à la peinture néoclassique avec un dessin de Jean-Baptiste Regnault, Femme nue s’enfuyant ; cette pierre noire signée s’est avérée être une étude pour La Mort d’Adonis, peinte en 1812. Il n’en fallait pas moins pour susciter une enchère à 15 240 €. 

tableaux modernes, céramiques, piano à queue de marque Ibach d'époque Jugendstil, objets d'art et d'ameublement, dessins, design
samedi 03 mars 2018 - 14:00 (CET) - Live
20, rue Jean-Jaurès - 06400 Cannes
Cannes Enchères
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