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Une sainte famille réunie par Luca Giordano

Publié le , par Philippe Dufour

L’un des maîtres majeurs de l’époque baroque, Luca Giordano, se laissait admirer à Marseille à travers une toile religieuse mettant en scène La Vierge, sainte Anne, saint Joachim et saint Joseph. Inédit, ce grand tableau (220 x 164 cm) aurait été exécuté entre le second séjour de l’artiste à Florence, et son départ pour...

Une sainte famille réunie par Luca Giordano
Luca Giordano (1632-1705), La Vierge, sainte Anne, saint Joachim et saint Joseph, toile transposée sur toile, 220 x 164 cm.
Adjugé : 81 840 

L’un des maîtres majeurs de l’époque baroque, Luca Giordano, se laissait admirer à Marseille à travers une toile religieuse mettant en scène La Vierge, sainte Anne, saint Joachim et saint Joseph. Inédit, ce grand tableau (220 x 164 cm) aurait été exécuté entre le second séjour de l’artiste à Florence, et son départ pour Madrid  où il travaillera pour Charles II , ce qui correspond au milieu des années 1680. D’une couleur chaude et dorée, que soutiennent deux tâches de rouge et de bleu, ce tableau extrêmement séduisant se présente rarement sur le marché. Aussi remportait-il sans peine ces 81 840 €. On restait en Italie avec le peintre suivant : Johann Carl Loth. Bien que né à Munich en 1632, il passera une bonne partie de sa vie en Italie et précisément à Venise, où il mourra en 1698. On lui donne d’ailleurs les surnoms de «Carlo Lotti» ou du «Carlotto». De son pinceau influencé par le ténébrisme, il vous était proposé un Apollon et Marsyas disputé pour 14 880 €. Lyon oblige : quelques plasticiens issus de l’école moderne de peinture de la ville s’étaient invités, comme André Cottavoz, l’un des fondateurs du «sanzisme». Roi des pâtes travaillées, aux tons pastel de terre légère, il s’installe en 1962, à Vallauris. Traduisant désormais la lumière du Midi, il livrait ce dimanche 1er juillet une vision de La Plage à Cannes, une huile vendue 5 208 €. Terminons notre tour par deux objets de bonne facture. Tout d’abord un violon en bois à décor marqueté au dos d’une architecture, manche terminé par une tête d’homme barbu ; il portait à l’intérieur deux étiquettes indiquant : «Gaspardo Duiffo Prugard» et «Jean Baptiste Vuillaume… 1860», ce qui justifiait ces 3 828 €. Finissons sur une impressionnante cheminée de style rocaille en marbre blanc, richement sculpté, mais du XIXe siècle, à remonter contre 3 573 €. 

tableaux anciens, mobilier et objets d'art
dimanche 01 juillet 2018 - 10:00 (CEST)
26, rue Goudard - 13005 Marseille
Prado Falque Enchères
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