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Une poursuite céleste à l’époque Ming

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 28 novembre 2020 - 14:30 (CET) - 8, rue du docteur Joseph-Audic, zone d'activités du Ténénio - 56001 Vannes

Cette vente nous conviait à un périple au cœur des mythes de la Chine impériale avec plusieurs pièces d’exception, et en particulier un remarquable plat aux dragons combattants.

Chine, XVIe siècle, période Ming. Plat en cuivre et émaux cloisonnés à décor polychrome... Une poursuite céleste à l’époque Ming
Chine, XVIe siècle, période Ming. Plat en cuivre et émaux cloisonnés à décor polychrome sur fond bleu, de deux dragons à cinq griffes, l’aile cerclée d’une galerie de bronze doré, diam. 56,6 cm.
Adjugé : 42 504 

Vu dans la Gazette n° 41 (voir l'article Émaux cloisonnés chinois du XVIe siècle page 146), l’objet est réalisé en cuivre et émaux cloisonnés à décor, en polychromie sur fond bleu, honorant les fameux dragons à cinq griffes – ici, au nombre de deux — se disputant l’inaccessible perle sacrée, par-delà les nuages ; sur le revers, s’épanouissent encore neuf lotus au centre et douze en pourtour, accompagnés de leurs boutons et de rinceaux. Le précieux artefact (diam. 56,6 cm ) est sorti des ateliers (probablement impériaux) au XVIe siècle… Ce qui ne pouvait qu’attirer une enchère de 42 504 €. On demeurait dans la sphère sacrée avec le lot suivant : une précieuse statuette en bronze doré (h. 19 cm) représentant un Jumbala jaune, assis sur un lotus dans la position du délassement royal Lalita sama, le visage surmonté d’un diadème, et portant un collier en forme de serpent agrémenté de cabochons de corail et de turquoise. La divinité tenant la mangouste dans la main gauche et un fruit dans celle de droite, provient du Tibet du XVIIIe siècle : elle partait à 9 273 €. Une pièce d’arts décoratifs permettait ensuite de redescendre de cet empyrée : un vase chinois « Hu » (h. 30.5 cm) en porcelaine émaillée bleu « clair de lune », la glaçure légèrement craquelée et portant dessous une marque de l’époque Guanxu, en kaishu. Datant de la fin du XIXsiècle, il a recueilli 7 212 €. Pour finir, le Japon faisait une apparition remarquée avec un recueil de dix estampes oban tate-e, soit un Choix de vieilles estampes japonaises de l’école ite Ukiyo-e ; il comprend des feuilles des maîtres Utamarô, Bunrô, Kikumaro, Toyokunil et Shunshô. Pour cet album, sans doute constitué à l’époque Meiji (1868-1912) – et pour répondre au grand engouement pour les estampes japonaises en Europe –, il fallait débourser 22 668 €.

Recueil de dix estampes oban tate-e, intitulé Choix de vieilles estampes japonaises de l’école ite Ukiyo-e, probablement époque Meiji. Adj
Recueil de dix estampes oban tate-e, intitulé Choix de vieilles estampes japonaises de l’école ite Ukiyo-e, probablement époque Meiji.
Adjugé : 22 668 
art d'Asie
samedi 28 novembre 2020 - 14:30 (CET)
8, rue du docteur Joseph-Audic, zone d'activités du Ténénio - 56001 Vannes
Jack-Philippe Ruellan
Gazette Drouot
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