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Une pendule Louis XVI "au ballon"

Publié le , par Philippe Dufour

Dédiée au beau mobilier et à l’horlogerie ancienne et moderne, cette vente faisait la démonstration de ce style indémodable, en deux objets d’art.

Pendule «au ballon» d’époque Louis XVI, par Léchopié, marbre blanc et bronzes dorés... Une pendule Louis XVI
Pendule «au ballon» d’époque Louis XVI, par Léchopié, marbre blanc et bronzes dorés à l’amalgame d’or et de mercure, cadran en émail blanc signé, mouvement de Paris à échappement à ancre, 49,5 37,5 13,5 cm.
Adjugé : 33 480 

On a pu l’admirer sous toutes les coutures dans la Gazette n° 33 (voir l'article À l’heure des progrès page 79), cette pendule «au ballon» qui a vu le jour à l’époque de Louis XVI. Nommé «Charlière», ce fameux ballon est le premier à prendre les airs le 27 août 1783, doté d’une combustion à hydrogène et dirigé par les frères Robert, Anne-Jean (1758-1820) et Nicolas-Louis (1761-1828), associés au physicien Jacques Charles. Deux d’entre eux se distinguent dans la nacelle. L’objet, lui, est réalisé en marbre blanc et bronzes dorés à l’amalgame d’or et de mercure, et repose sur deux colonnes rudentées, celle de gauche surmontée d’une flamme, l’autre formant un carquois. Une double couronne de fleurs percée de flèches, en bronze ciselé et doré, surmonte l’aérostat proprement dit. Quant au cadran en émail blanc, il est signé en rouge «Léchopié à Paris», cachant un mouvement à échappement à ancre et suspension à fil. Esthétique et historique, notre pendule de bonnes dimensions (49,5 37,5 13,5cm) s’est envolée jusqu’à 33 480 €, soit trois fois son estimation haute. De la même époque datait une commode en acajou, à trois tiroirs en façade, avec piétement et montants cannelés et rudentés, et rehaussée de filets de bronzes (90 130 55 cm). Elle porte l’estampille de Claude-Charles Saunier, reçu maître en 1752, et a remporté l’enchère de 16 740 €. Tout aussi néoclassique, bien que légèrement antérieure car d’époque Transition, il y avait aussi une petite table de salon en acajou estampillée par Joseph Gengenbach, plus connu sous le nom de Canabas, et reçu maître en 1766 : on l’a déménagée pour 5 456 €. Elle présente une façade à rideau coulissant, avec tiroir latéral et deux tablettes (77 51 35 cm). Enfin, du côté des écrins modernes, brillait une montre de dame en or jaune Vacheron-Constantin, empochée à 10 540 € (poids brut : 42,60 g). Son mouvement de forme ovale est agrémenté de 24 diamants brillantés (1,75 ct).

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