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Une paire de canons armoriés des Pays-bas

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 01 décembre 2018 - 14:00 (CET) - 122, avenue Victor-Hugo - 21000 Dijon

Deux canons de marine en bel état datant du XVIIIe siècle ont enflammé les enchères à Dijon. En bronze, les deux pièces d’artillerie comportent au total dix anneaux de renforts décorés de feuilles d’acanthe ; et chacun est muni de deux tourillons et deux anses en dauphin. On peut aussi détailler d’artistiques culs-de-lampe...

Hollande, XVIIIe siècle, paire de canons de marine, bronze, à dix anneaux de renforts... Une paire de canons armoriés des Pays-bas
Hollande, XVIIIe siècle, paire de canons de marine, bronze, à dix anneaux de renforts enrichis de feuilles d’acanthe, deux tourillons et deux anses en dauphins. Fûts enrichis aux tonnerres des armoiries de la Zélande, l. 81 cm. Adjugé : 33 880 €

Deux canons de marine en bel état datant du XVIIIe siècle ont enflammé les enchères à Dijon. En bronze, les deux pièces d’artillerie comportent au total dix anneaux de renforts décorés de feuilles d’acanthe ; et chacun est muni de deux tourillons et deux anses en dauphin. On peut aussi détailler d’artistiques culs-de-lampe feuillagés, à fond amati.  Leur origine ? On la découvrait en déchiffrant les armoiries qui enrichissent les fûts aux tonnerres : celles de la Zélande. Elles apparaissent sous une couronne ducale, surmontant des ancres entrecroisées à l’avant des fûts d’armoiries ; elles sont ceintes de la devise «A Nollens Raad Ter Adm». La Zélande, le «Pays de la mer» et de digues qui protègent les terres basses, est une province du sud-ouest des Pays-Bas. Pour se replonger dans l’histoire maritime néerlandaise, il fallait avoir prévu 33 880 €. Autre région de lagunes et de terres émergées : la Vénétie. Le peintre Jacques Majorelle en avait fait l’une de ses premières destinations, avant de découvrir le Maroc. Il en ramènera en 1909 une vision lumineuse intitulée : Venise, marchandes de poissons - Campo Santa Margarita, une huile sur panneau enlevée pour 24 800 €. Provenant de la famille de l’artiste, on l’aura admirée au musée des beaux-arts de Nancy et à l’Institut du monde arabe à Paris, en 1999 et 2000. Elle est également citée dans la récente somme de Félix et Amélie Marcilhac, Jacques Majorelle (Norma éditions, 2017). Côté arts décoratifs, un remarquable cabinet en noyer blond à deux corps en retrait, de la seconde Renaissance, fabriqué en Ile-de-France vers 1560-1580, attisait bien des désirs jusqu’à ces 6 300 €. Il faut dire qu’il était agrémenté d’un superbe décor « À la victoire «. Ses portes sont décorées de héros et divinités antiques : en haut à gauche, une Vénus Victrix, casquée et tenant sa lance pointée, et sur le panneau opposé, Minerve victorieuse. Enfin, sur le corps inférieur, deux figures masculines cuirassées figurant peut-être Mercure et Persée. 

Haute Époque, meubles anciens et de style, bijoux, tableaux anciens, objets d'art et d'ameublement
samedi 01 décembre 2018 - 14:00 (CET)
122, avenue Victor-Hugo - 21000 Dijon
Hôtel des Ventes Victor Hugo
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