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Un saisissant trompe-l’œil de Jacobus Biltius

Publié le , par Philippe Dufour

L’art du trompe-l’œil avec animaux morts ou vivants toucha sans aucun doute à la perfection au XVIIe siècle, du côté des Pays-Bas. L’un de ses meilleurs illustrateurs fut Jacobus Biltius, natif de La Haye. En son temps, les natures mortes sur le thème de la chasse, et détaillant des dépouilles d’animaux, connaissent une...

Jacobus Biltius (1633-1681), Nature morte à l’oie sauvage, merle et grive musicienne,... Un saisissant trompe-l’œil de Jacobus Biltius
Jacobus Biltius (1633-1681), Nature morte à l’oie sauvage, merle et grive musicienne, huile sur toile, 99 x 68 cm.
Adjugé : 19 375 €

L’art du trompe-l’œil avec animaux morts ou vivants toucha sans aucun doute à la perfection au XVIIe siècle, du côté des Pays-Bas. L’un de ses meilleurs illustrateurs fut Jacobus Biltius, natif de La Haye. En son temps, les natures mortes sur le thème de la chasse, et détaillant des dépouilles d’animaux, connaissent une vogue sans précédent, appréciées par toute une classe de marchands fraîchement enrichis. Biltius en devint l’un des maîtres, particulièrement entre 1663 et 1677, parvenant à un saisissant effet tridimensionnel, à partir de quelques oiseaux pendus par leurs pattes sur un fond blanc très neutre. On en avait un bel exemple à Lille avec cette Nature morte à l’oie sauvage, merle et grive musicienne, peinte sur toile et signée. On notera également sa composition caractéristique, subtilement asymétrique mais toujours parfaitement équilibrée. Une merveille hyperréaliste avant l’heure, qui trouvait preneur à 19 375 €. Dans un style résolument différent, encore symboliste, Wlastimil Hofmann peint en 1920 L’Ami disparu, où pleure un elfe ailé entouré de deux compagnons ; ils n’ont pas laissé indifférent un acheteur prêt à débourser 20 000 €. Pour sa part, une paire de Portraits d’un homme et d’une dame de qualité relevant de l’école française du XVIIIe siècle, et portant au dos l’inscription «fait par B. Montmorency anno 1730 et 1744», obtenait 13 125 €. Au rayon des arts décoratifs et du mobilier ancien, une série de belles productions italiennes, de ce même XVIIIe siècle, recueillait quelques hommages. Citons en particulier les 25 000 € d’une exceptionnelle commode à façade et côtés galbés en placage de palissandre, marqueté d’ivoire à décor de scènes à l’antique, plateau au motif du char d’Apollon, à trois tiroirs, juchée sur de hauts pieds galbés. 

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