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Un réceptacle pour les rituels de l’encens

Publié le , par Philippe Dufour

Accessoire incontournable des temples et palais de la Chine impériale, le brûle-parfums adopte des dizaines de formes, plus inventives les unes que les autres. Cet exemplaire de type ding, avec ses trois pieds et son col resserré, s’inspire quant à lui des modèles en bronze, créés aux temps des premières dynasties d’avant...

Chine, dynastie Qing, époque Jiaqing (1796-1820), brûle-parfums ding en émaux cloisonnés... Un réceptacle pour les rituels de l’encens
Chine, dynastie Qing, époque Jiaqing (1796-1820), brûle-parfums ding en émaux cloisonnés polychromes sur bronze, reposant sur trois pieds, marque en kaishu «Jia Qing Nian Zhi», 41 x 33,5 cm.
Adjugé : 167 600 €

Accessoire incontournable des temples et palais de la Chine impériale, le brûle-parfums adopte des dizaines de formes, plus inventives les unes que les autres. Cet exemplaire de type ding, avec ses trois pieds et son col resserré, s’inspire quant à lui des modèles en bronze, créés aux temps des premières dynasties d’avant notre ère, celles des Zhou par exemple. Mais il se pare d’un spectaculaire décor d’émaux cloisonnés polychromes élaboré à l’époque Jiaqing (1796-1820), et porte une marque en kaishu : «Jia Qing Ninan Zhi». Détail important : il se pare aussi d’un couvercle ajouré et surmonté d’un dragon formant la prise. Quant à son parcours, il aurait appartenu, au XIXe siècle, au lieutenant de vaisseau Fortoul, originaire du sud de la France. Rien d’étonnant donc que son adjudication se soit concrétisée à 167 600 €… Du même pedigree supposé, et d’une technique semblable, bien que datant cette fois de l’époque Qianlong, un vase se rendait beaucoup plus accessible à hauteur de 7 000 € : il arborait une forme gu en bronze doré et émaux en camaïeu de bleu, à décor finement ciselé et en léger relief de fleurs de lotus et rinceaux feuillagés, feuilles de bananiers et fleurs de prunus. Autre trésor de l’art chinois, le jade, surtout lorsqu’il est blanc veiné de rouille, à l’image de ce galet représentant le poisson légendaire géant Ao. La créature ciselée émerge des flots écumants, et tient dans sa gueule une branche de lingzhi et des pivoines. Un objet d’exception qui était offert comme un symbole de promotion et de réussite à de jeunes lettrés passant leur concours ; datant de la période Qianlong, il valait bien ces 27 000 €. On gagnait ensuite la péninsule indochinoise, avec une grande laque en quatre panneaux, signée par un mystérieux «TDM» et qui représentait une Rizière, vendue 25 200 €.

art d'Asie
vendredi 14 décembre 2018 - 14:30 (CET)
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Marambat - de Malafosse
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